Les recherches qui ont rayonné en 2013

  • Forum
  • Le 21 mai 2014

  • Paule Des Rivières

http://www.nouvelles.umontreal.ca/images/stories/001/2013-2014/no31/4831-graphique-recherches-udem.pdfLes activités de recherche menées par Dave Ellemberg et Thierry Karsenti ont été parmi les plus présentes dans les médias électroniques francophones et anglophones en 2013.

 

C’est ce qui ressort d’une recension effectuée par Spotter pour le Bureau des communications et des relations publiques (BCRP) de l’Université de Montréal.

L’entreprise de veille médiatique, qui collabore régulièrement avec le BCRP, a recensé près de 14 000 articles parus sur le Web l’an dernier et mentionnant les chercheurs de l’UdeM. L’analyse concerne les médias québécois, canadiens et étrangers. Ce sont des articles publiés, dans la très vaste majorité, par les médias traditionnels sur leurs sites Web.

Quelque 47 % des articles dénombrés sont parus sur des sites canadiens. Plus de 6 articles sur 10 ont été diffusés en anglais, alors que 37 % l’ont été dans des médias francophones.

Il est important de préciser qu’aucune analyse de ce type n’est parfaite et encore moins infaillible… Aussi les articles ne comportant pas le nom du chercheur et son affiliation universitaire ont-ils été écartés; de même, pour centrer l’analyse sur les activités savantes du chercheur, le mot recherche devait être mentionné au moins une fois dans le texte. Ce sont donc des articles liés à la recherche, sinon des articles qui présentent l’interprétation par le diffuseur d’une étude réalisée par un parti tiers, qui ont essentiellement été comptabilisés.

Spotter a attribué un nombre de points aux chercheurs en élaborant un « indice de visibilité » qui pondère le nombre d’articles recensés selon l’importance du média émetteur. Par exemple, les publications ont apporté deux points, un point et demi ou un point. À titre d’exemple, soulignons que les sites Web du Monde, de La Presse ou de la revue Scientific American étaient tous associés au maximum de points, Le Monde en raison de son poids international, La Presse de par son importance au Québec et Scientific American parce qu’il s’agit d’une publication importante pour la communauté scientifique tout en étant accessible à un large public. Les revues révisées par les pairs ont été exclues de l’analyse, puisqu’elles ne sont pas des médias à proprement parler.

Par ailleurs, il a été convenu de dresser deux listes, une pour les activités en sciences naturelles et en santé, l’autre pour les sciences sociales et humaines, en raison de la nature très différente de la médiatisation de la recherche pour ces deux grandes familles : le premier secteur est largement lié aux publications dans les revues savantes, le second s’ancre plus souvent dans la réaction aux enjeux d’actualité ou de société.

M. Ellemberg, qui est professeur au Département de kinésiologie, s’est hissé tout en haut de la liste de la première catégorie, suivi de son étudiante au doctorat Élise Labonté-Lemoyne. Ils ont tous deux pris part à l’étude démontrant que l’exercice pendant la grossesse améliorait le développement du cerveau du bébé; M. Ellemberg a aussi écrit un ouvrage sur les commotions cérébrales dans le sport et il est régulièrement invité dans les médias pour sensibiliser le public aux risques qu’il a découverts.

Quant à M. Karsenti, il a été abondamment cité pour ses travaux sur les nouvelles technologies dans les salles de classe, notamment sur les bienfaits et obstacles liés au recours à la tablette électronique chez les élèves.

Les médias canadiens qui ont le plus fait écho aux travaux des chercheurs de l’Université sont La Presse, Radio-Canada, Le Devoir et The Gazette et, à l’échelle internationale, le Daily Mail (Royaume-Uni), Reuters, Fox News et Le Monde.

On le sait, plusieurs facteurs peuvent contribuer au rayonnement des travaux d’un chercheur dans les grands médias. L’appui du BCRP est l'un de ceux-là : le Bureau participe à la diffusion des recherches en publiant des communiqués ou en faisant paraître des textes dans le journal Forum.

« Ce qui peut assurer une diffusion réussie dans les médias, c'est notamment lorsque les résultats d’une recherche recoupent les enjeux sociaux du moment et la qualité de l’approche auprès des médias. Surtout s’il est possible d’informer le journaliste avant la levée de l’embargo sur l’étude », explique William Raillant-Clark, attaché de presse international au BCRP.

M. Raillant-Clark poursuit en mentionnant des éléments qui rehaussent le potentiel de rayonnement d’une nouvelle comme la disponibilité d’éléments graphiques accrocheurs et libres de droits pour illustrer la nouvelle.

Quant au journal Forum, l’hebdomadaire d’information de l’Université, il offre au chercheur l'occasion de voir ses résultats de recherche être vulgarisés dans un environnement amical. Une publication dans Forum est souvent un tremplin vers d’autres médias. De plus, les nouveaux chercheurs peuvent y vivre une expérience journalistique dans un environnement protégé en quelque sorte.

« Il y a plusieurs façons d'entreprendre une démarche de vulgarisation scientifique et nous aimons beaucoup combiner les approches pour donner une portée publique aux travaux des chercheurs de l’UdeM, souligne Paule des Rivières, directrice des publications au BCRP. Notre mission est de faciliter ces démarches et de permettre aux chercheurs de partager leurs travaux avec le public. »

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