Près de 500 nouveaux docteurs « changeront le monde »

  • Forum
  • Le 2 juin 2014

  • Mathieu-Robert Sauvé

Sébastien Gaumon et Marie Alexia Allard tout à leur joie d’avoir atteint la bout de la route menant à l’obtention d’un doctorat.« Aujourd'hui, nous élevons 493 personnes au rang de docteur », a dit le recteur, Guy Breton, à la cérémonie de la Collation des doctorats de 3e cycle de l'Université de Montréal, le 30 mai.

 

Ces nouveaux docteurs « ont apporté leur contribution à cette grande œuvre qu'est la science dans tous les domaines. Ils ont déjà commencé à changer le monde. Et, croyez-moi, ils ne s'arrêteront pas maintenant! »

Réunis à l'amphithéâtre Ernest-Cormier, les diplômés avaient revêtu l'habit de circonstance : toge, mortier et épitoge aux couleurs de leur faculté. Julie Desroches, qui a obtenu un doctorat en pharmacologie, a été invitée à prononcer une allocution en leur nom. Selon elle, le moment valait la peine d'être souligné. « Je crois qu'il est important de marquer un temps d'arrêt pour célébrer cet accomplissement, a-t-elle mentionné quelques jours avant la cérémonie. D'autant plus que la réalisation d'un doctorat, c'est un peu comme courir un marathon : les obstacles surgissent au fil du chemin et il devient de plus en plus difficile de terminer à mesure qu'on s'approche du but ultime, le dépôt de la thèse. »

Mère d'un petit garçon de trois ans, Matteo, Julie Desroches dit à la blague qu'elle a accouché deux fois au cours de ses études aux cycles supérieurs. En tout cas, elle a su brillamment concilier études et famille, puisque sa thèse figure sur la liste d'honneur du doyen des études supérieures et postdoctorales avec huit autres finissants de la Faculté de médecine. « J'ai travaillé fort, mais j'ai aussi eu de la chance d'être bien encadrée et d'être boursière », résume-t-elle en faisant mention de quatre articles publiés dans le British Journal of Pharmacology, Neuroscience et Neuropharmacology à titre de premier auteur. Et elle rend hommage à son directeur de thèse, Pierre Beaulieu, son mentor.

Lauréate de la prestigieuse bourse Vanier, qui lui a assuré un revenu de 45 000 $ annuellement pendant trois ans, elle a pu se consacrer à ses études sur la modulation neurophysiologique de la douleur. Ses projets à l'issue de ce parcours exceptionnel? Entamer enfin des études de médecine! Après un baccalauréat et un doctorat, courage ou folie? « C'est plutôt un vieux rêve qui se réalise », indique-t-elle, un sourire dans la voix.

Les étudiants se sont spontanément prêtés au jeu de la photo, désireux de partager ce grand accomplissement. (Photo: Frédéric Blais-Bélanger)

Des diplômés d'honneur

La collation des grades a été l'occasion de conférer un doctorat honorifique à quatre personnalités qui œuvrent, à leur manière, à construire un monde meilleur : le militaire canadien Roméo A. Dallaire, devenu « soldat pour la paix »; le radiologiste français Guy Frija, qui « a donné à la radiologie francophone un espace scientifique de premier plan »; le physicien français Serge Haroche, qui a réussi à isoler un photon pour l'observer, « un rêve d'Einstein »; et l'avocat québécois Pierre Marc Johnson qui, à titre de négociateur en chef du Québec, a joué un rôle important dans les pourparlers qui ont mené à l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne.

Au terme de leur carrière, 11 professeurs se sont vu accorder l'éméritat. C'était l'occasion de saluer leur contribution. Il s'agit de Claire Chamberland, Joseph Hubert et Wladimir Krysinski (arts et sciences), Daniel Poulin (droit), Pierre Daloze, Patrick du Souich, Marie Gauthier-Chouinard, Parviz Ghadirian et Pierre Lalonde (médecine), Réjean Poirier (musique) et Jean Duhaime (théologie et sciences des religions).

Alors que des étudiants de la Faculté de musique assuraient l'animation sonore durant la cérémonie, les diplômés se sont présentés sur la scène, un à un, pour recevoir le précieux parchemin des mains du recteur. Celui-ci avait terminé son discours en évoquant son métier de radiologiste. « Rayonner! J'ai toujours aimé ce verbe, peut-être parce que je suis radiologiste de formation... Mais, depuis que je suis recteur, c'est une autre sorte de lumière qui m'intéresse. Celle qui brillera dans vos yeux quand, dans les heures qui vont suivre, j'aurai l'immense plaisir de vous remettre votre diplôme en main propre. »

Les docteurs de la promotion 2013-2014 entament « une relation renouvelée » avec leur université, signale la directrice générale du Bureau du développement et des relations avec les diplômés, Chantal Thomas, dans le programme officiel de la cérémonie. « Nous resterons en contact avec vous en vous informant des principales réalisations de l'Université de Montréal par le Bulletin des diplômés et par la revue Les diplômés. »

La chancelière, Louise Roy, a souhaité bonne chance aux nouveaux diplômés dans la suite de leur carrière. « Que vous travailliez en entreprise, dans le secteur public ou dans une université, au Québec ou à l'étranger, partout où vous mènera la vie, vous serez nos dignes représentants. Votre succès attestera la valeur de votre formation. Il rejaillira sur l'ensemble des diplômes que nous décernons. Soyez fiers de votre alma mater. C'est l'une des 100 meilleures universités de la planète. Et c'est la vôtre. »

Mathieu-Robert Sauvé

 

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