L'UdeM se lance dans les études autochtones

  • Forum
  • Le 9 juin 2014

  • Mathieu-Robert Sauvé

Michelle MckerralLe Québec compte 11 nations autochtones et celles-ci représentent 1,5 % de sa population.

 

Pourtant, à la différence de la plupart des universités canadiennes, l'Université de Montréal ne compte pas de programme d'études portant spécifiquement sur ce thème. Le Département d'anthropologie comble la lacune en créant une mineure et un module en études autochtones, qui seront offerts dès cet automne. La Commission des études a approuvé ces projets à sa dernière séance de l'année universitaire, le 3 juin.

« La création d'un programme de mineure et d'un module en études autochtones propose une formation de spécialisation complémentaire dans ce champ d'études qu'il apparaît important de couvrir à l'Université de Montréal », indique la Sous-Commission du premier cycle dans sa recommandation. Durant la séance, Michelle McKerral, vice-doyenne au premier cycle à la Faculté des arts et des sciences, a précisé que plusieurs départements sont engagés dans ces programmes interdisciplinaires. Des activités en collaboration avec d'autres universités qui occupent ce secteur, notamment l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et l'Université du Québec à Montréal, sont prévues. D'autres collaborations seraient aussi souhaitables, par exemple avec l'Université du Québec à Chicoutimi, et font l'objet de démarches en ce sens.

Un sondage mené parmi plus de 500 étudiants de la Faculté des arts et des sciences a révélé que 56 % d'entre eux auraient aimé ajouter une telle spécialisation à leur formation si elle avait existé. Le projet a été accepté à l'unanimité. « Félicitations aux promoteurs de ce projet, qui comble un vide », a dit le président de la Commission, Raymond Lalande.

Mme McKerral a également présenté le projet de transformation du programme bidisciplinaire en études cinématographiques et littérature comparée en baccalauréat spécialisé en littérature comparée. Seule université québécoise à offrir une formation aux trois cycles en littérature comparée, l'UdeM n'avait toujours pas de programme de baccalauréat. « Notre département est en croissance », a rappelé le directeur, Simon Harel. On estime que Montréal, où l'on trouve de nombreux étudiants bilingues et trilingues, a un bassin démographique idéal pour assurer le renouvellement de la clientèle.

Toujours à la Faculté des arts et des sciences, on implantera un microprogramme en études juives destinés à des étudiants qui souhaitent « approfondir leur connaissance en études juives et étudier dans le cadre d'un programme multidisciplinaire qui réunit les sciences humaines, religieuses et sociales ». Le programme comptera 15 crédits à option et est prévu pour l'hiver 2015.

Physiologie cardiovasculaire

La Faculté de médecine proposera une option Physiologie cardiovasculaire à la maîtrise et au doctorat en sciences biomédicales. « Ces nouvelles options font partie du plan de développement du département, qui a pour objectif d'établir un pôle d'excellence en collaboration avec les centres de recherche en dehors du campus », a mentionné le porte-parole de la faculté, Réjean Couture. Les étudiants pourront s'y inscrire dès l'hiver 2015.

À ces mêmes programmes de maîtrise et de doctorat en sciences biomédicales s'ajoutera l'option Médecine expérimentale. Le doctorat offrira, de plus, les options suivantes : Sciences cardiovasculaires, Éthique clinique et Orthophonie et audiologie. L'option Médecine générale est abolie.

Plusieurs modifications seront apportées au volet éthique de différents programmes de la Faculté de médecine. Par exemple, quatre options seront créées à la maîtrise en bioéthique et au diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) du Département de médecine sociale et préventive : Cheminement individualisé, Éthique et soins de santé, Éthique de la recherche et Éthique de la santé de la population. Ces nouvelles options permettront de « former des personnes-ressources ayant une solide formation théorique et pratique en bioéthique et viseront à promouvoir une réflexion structurée sur les enjeux éthiques liés à la prise de décision dans les domaines de la pratique clinique, de la recherche et de la santé des populations ». Le microprogramme en bioéthique, qui partage les mêmes objectifs, pourra servir d'année préparatoire pour les étudiants d'autres disciplines désireux de faire leur entrée au doctorat en bioéthique.

Le microprogramme en éthique clinique remplacera le microprogramme en éthique clinique pédiatrique, ce qui fait écho aux recommandations du Comité d'évaluation des programmes.

Gestion de la sécurité des patients

Trois objectifs sont dans la mire des responsables de la nouvelle maîtrise en gestion de la qualité et de la sécurité des patients : former des gestionnaires, stimuler des échanges et établir un réseau de professionnels national et international. Elle sera implantée à l'hiver 2015. Un DESS sur le même thème verra également le jour, en remplacement du DESS de la qualité en santé.

Il y aura un diplôme d'études spécialisées en médecine de la douleur à la Faculté de médecine. La médecine de la douleur, signale le document de présentation, « est une surspécialité médicale dont la raison d'être est [...] l'évaluation, le diagnostic, le traitement et la réadaptation des patients aux prises avec des douleurs aiguës et chroniques associées ou non à un cancer, et ce, à tous les âges de la vie ». Implantation : juillet 2014.

Enfin, Polytechnique Montréal adaptera des orientations des baccalauréats en génie chimique, génie électrique, génie logiciel, génie informatique, génie des mines et génie industriel. De plus, une option Gestion de la technologie et de l'innovation sera ajoutée à la maîtrise en génie industriel dès l'automne prochain. Sous son ancienne appellation, Management de l'organisation, l'option existait depuis plus de 20 ans et obtenait beaucoup de succès. « Elle ne fait que changer de nom pour se mettre au goût du jour. »

 

Mathieu-Robert Sauvé