Patrícia Dias Da Silva : la passion des effets socioéconomiques des réseaux sociaux

  • Forum
  • Le 2 septembre 2014

  • Martin LaSalle

Patricia Dias Da SilvaEn 2009, Patrícia Dias Da Silva a été invitée à effectuer un séjour de quatre mois au Laboratoire de communication médiatisé par ordinateur de Montréal à l'occasion de ses travaux de doctorat en sciences sociales, jusque-là menés à l'Université de Lisbonne.

 

À cette époque, ils portaient sur le recours, tant par les politiciens que par les citoyens, à la mise en ligne de vidéos sur YouTube et l'analyse de l'équilibre communicationnel qui en résultait.

Peu de temps après, elle était appelée à travailler sur un projet de recherche canado-portugais, coordonné par son directeur de thèse et auquel participait Lorna Heaton, professeure au Département de communication de l'Université de Montréal. Lorsque Mme Heaton est allée à Lisbonne pour la présentation des résultats, elle a suggéré à Patrícia Dias Da Silva de venir faire son postdoctorat à l'UdeM.

Et, bien qu'on lui ait confirmé l'obtention d'une bourse pour la poursuite de ses recherches à Lisbonne, Mme Da Silva a décliné l'offre du gouvernement portugais pour devenir chargée de travaux pratiques dans le cadre du projet de science citoyenne de Lorna Heaton, intitulé « Reconfigurations du travail scientifique : contribution des amateurs et des technologies de l'information en biodiversité ».

De cette façon, Patrícia Dias Da Silva pourrait obtenir une charge de cours à l'hiver 2015 sur l'innovation et la médiation sociotechnique.

Parce qu'au fil des trois dernières années, en plus de terminer son doctorat, elle a enseigné à l'Institut polytechnique de Lisbonne, où elle a donné un cours de sociologie de la communication au premier cycle et un cours de deuxième cycle en communication, technologie et nouveaux médias. En outre, elle a assumé une charge de cours sur la cyberculture, Internet et les réseaux sociaux à l'Université européenne de Lisbonne.

S'appuyant sur ses travaux de recherche, elle a notamment enseigné à ses étudiants comment l'existence de la vidéo en ligne a transformé l'emprise que les politiciens ont sur leur image. Et comment les politiciens et organisations politiques ont multiplié les demandes de blocage de ces vidéos pour se réapproprier la maîtrise de leur image.

« Ce qui apparaît inquiétant est que cette tendance est non seulement décelable sous des régimes autoritaires, mais qu'il y a même aggravation de ces pratiques de contrôle de la part de gouvernements démocratiques », souligne-t-elle.

Une tendance que Patrícia Dias Da Silva entend surveiller de près...

Martin LaSalle