La Revue de psychoéducation a 50 ans

  • Forum
  • Le 22 septembre 2014

  • Dominique Nancy

«La revue est passée à travers les épreuves et il y a de l'espoir pour les 50 prochaines années qu'elle soit encore active dans la diffusion des meilleures pratiques de recherche et d'intervention», déclare Serge Larivée lorsqu'on évoque la disparition de la version papier des revues savantes.

 

La Revue de psychoéducation, que le professeur dirige depuis 1979, souligne d'ailleurs son 50e anniversaire par la parution d'un ouvrage spécial qui retrace le parcours de cette revue universitaire intéressant autant les chercheurs que les professionnels de l'éducation. Il s'agit essentiellement d'un répertoire des 477 articles, 45 éditoriaux et 265 recensions de livres publiés au cours de son histoire.

Lancée en 1964 par trois psychoéducateurs : Pierre Gauthier, Bernard Tessier et Jean McComber, la publication, alors nommée Revue canadienne d'éducation spécialisée, voulait devenir un incontournable dans la francophonie. Cinquante ans plus tard, ce but semble être touché. Plus de 20 % des auteurs viennent de l'extérieur du Québec, essentiellement de France, de Belgique et de Suisse.

Publiée deux fois par année, «la revue atteint le plus gros tirage du monde francophone, soit plus de 4400 exemplaires par numéro, ce qui est considérable en matière d'édition savante», fait valoir M. Larivée. Le professeur de l'École de psychoéducation de l'Université de Montréal est fier du rôle actif que joue la revue dans la dynamisation des débats. Sous sa direction, des rubriques comme «Controverses» et «En réponse à...» ont notamment vu le jour. Divers sujets d'intérêt général y sont abordés : le lien entre l'autisme et le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole; la psychanalyse; la programmation neurolinguistique; les pseudosciences dans le monde des sciences humaines... De quoi faire jaser!

À ceux qui croient qu'une carrière internationale en recherche ne rime pas avec le fait de publier dans la langue de Molière, M. Larivée répond qu'il s'agit d'un devoir social. «On se doit de remettre à la société, qui contribue financièrement aux travaux de recherche effectués, les résultats obtenus dans la langue de la majorité, écrit-il dans le numéro anniversaire. D'où l'importance pour les chercheurs québécois de publier une partie de leurs travaux in french

Dominique Nancy