La campagne de financement connaît un grand succès à la FAS

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  • Le 29 septembre 2014

  • Paule Des Rivières

Gérard BoismenuLa campagne de financement Campus Montréal connaît un grand succès à la Faculté des arts et des sciences (FAS). «L'effort des derniers mois a été remarquable», a résumé le doyen Gérard Boismenu le 22 septembre, au cours d'une cérémonie destinée à remercier les membres de la faculté et à les encourager à maintenir le rythme.

 

Entre mars et juillet derniers, les différentes unités de la plus grande faculté de l'Université de Montréal ont recueilli près de 400 000 $, a révélé M. Boismenu. À ce montant s'ajoute un million en dons planifiés.

«Nous nous sommes donné un défi et avons testé notre enthousiasme philanthropique, a lancé le doyen de la FAS. Et ce défi, nous l'avons relevé.»

L'Université de Montréal est engagée dans une grande campagne de financement, dont l'objectif a été fixé à 500 M$, auprès tant de la communauté des affaires que de la communauté universitaire, cette dernière étant officiellement sollicitée depuis le mois de mars.

Une grande partie des fonds amassés ira à la réalisation de projets majeurs mais également de projets plus petits et très ciblés, plus près des donateurs. C'est d'ailleurs à cette proximité que M. Bois-menu attribue une grande partie du succès de la campagne à ce jour. Cette possibilité de soutenir une cause dans un département en particulier – une aide annuelle à un étudiant en difficulté par exemple – a convaincu plusieurs employés de soutien et de l'administration de s'associer à l'effort collectif.

La directrice générale du Bureau du développement et des relations avec les diplômés, Chantal Thomas, a félicité la faculté pour cette mobilisation. «Cette campagne que nous menons touche toutes les activités de notre université et toutes les personnes qui forment notre communauté. Ensemble, nous pouvons atteindre nos objectifs, qui sont très ambitieux.»

Des ambassadeurs dans chaque unité

À la FAS, de très nombreux professeurs et employés du Département de sciences biologiques ont fait un don au fonds de bourses de leur unité. C'est une des options qu'a proposée la professeure Thérèse Cabana, qui agissait comme ambassadrice de campagne auprès de ses collègues. Mme Cabana a livré son témoignage aux quelque 100 personnes venues souligner le succès de la campagne dans le hall d'honneur du pavillon Roger-Gaudry.

«Il est important d'avoir un projet mobilisateur et de cultiver le sentiment d'appartenance», a déclaré celle dont la première collecte remonte à l'école primaire, pour le cercle des jeunes naturalistes!

Chaque unité avait donc ses ambassadeurs, dont la mission était d'expliquer pourquoi il est nécessaire de donner. Denise Angers, professeure honoraire rattachée au Département d'histoire, s'est aussi adressée à l'auditoire en rappelant que «la philanthropie universitaire devient de plus en plus essentielle. N'oublions pas que nous avons été soutenus. Et que notre geste est un témoignage de solidarité.» Avec son conjoint, elle a mis sur pied le Fonds de bourses Angers-Poulin, qui vise à remettre annuellement à un étudiant une bourse de maîtrise en études européennes.

Enfin, une autre ambassadrice, Marie-Christine Roy, technicienne en gestion des dossiers étudiants au Service d'appui à la formation interdisciplinaire et à la réussite étudiante de la FAS, a indiqué qu'elle voyait son don – pour une bourse étudiante – comme un prolongement de la sollicitude qu'elle exprime dans le cadre de son travail, en écoutant et conseillant les étudiants.

Mme Roy est en outre elle-même étudiante et, si elle apprécie ses bonnes conditions de travail, elle se souvient que sa situation était tout autre lorsqu'elle étudiait à temps plein. Une bourse, a-t-elle dit, lui aurait au moins permis de manger moins de Kraft Dinner... «Vous allez me dire que les étudiants survivent très bien avec leurs cellulaires chromés et leurs portables, a-t-elle poursuivi. Mais il faut se rappeler que c'est une autre génération. Le cellulaire et le portable sont le crayon et le cartable d'il y a 20, 30, 40 ans... C'est quasi indispensable. L'étudiant investit en lui-même et cela mérite le respect. Il faut lui donner une petite chance.»

Mentionnons que les employés de la FAS ont créé au printemps le Fonds de bourses du personnel de soutien et d'administration, initiative qui remplit M. Boismenu de fierté, d'autant plus que le comité, qui avait prévu accorder la première bourse à un étudiant cet automne, a recueilli assez d'argent pour aider trois étudiants.

Paule des Rivières