La Bulgarie, la Turquie et la Grèce pour mieux apprendre l'archéologie

  • Forum
  • Le 6 octobre 2014

  • Martin LaSalle

Les étudiants ont acquis une expérience sur le terrain en faisant notamment des fouilles sur le site thrace de Botevo, en Bulgarie.Le 1er septembre, une vingtaine d'étudiants en études classiques, en anthropologie et en histoire de l'Université de Montréal ont amorcé un trimestre de formation pratique en Europe pour s'initier aux fouilles archéologiques et approfondir leur connaissance de l'histoire de la Macédoine antique et du peuple thrace, qui occupait cette vaste région à l'âge du fer – soit durant le premier millénaire avant notre ère.

 

Ainsi, à l'initiative du professeur Jacques Perreault, 18 étudiants de premier cycle, deux à la maîtrise, un au doctorat et deux au postdoctorat participent à cette session qui, d'ici le 9 novembre, les aura conduits en Bulgarie, en Turquie et en Grèce.

Au total, les étudiants y suivront quatre cours, dont un stage de recherche en archéologie de terrain qui comprend deux semaines de fouilles en Bulgarie et trois semaines d'étude de matériel en Grèce, et un cours sur l'histoire des Balkans, en plus de faire un voyage d'études qui comporte plus de 40 visites de sites ou de musées.

Un trimestre en deux phases

La première partie du trimestre s'est déroulée en Bulgarie grâce à une entente de collaboration entre l'UdeM et l'Université d'État des études archivistiques et des technologies de l'information, à Sofia, sous la supervision de la professeure bulgare Valeria Fol.

Cette session de 10 semaines constitue une expérience enrichissante tant pour les étudiants que pour l'UdeM.

Et, sous la direction du Musée régional de Yambol et avec l'aide du doctorant Keven Ouellet et du postdoctorant Nicolas Zorzin, ils ont eu l'occasion de découvrir les pratiques du terrain en faisant des fouilles sur le site thrace de Botevo, où l'on trouve des tumulus, ces monticules de terre et de pierre qu'on édifiait à l'époque pour recouvrir les tombes.

Ces fouilles doivent souvent être menées rapidement en raison des nombreuses excavations clandestines qui sont faites dans la région.

Considérés comme des lieux sacrés par les générations qui ont suivi, les tumulus ont été réutilisés comme lieux d'inhumation des défunts, de sorte qu'au fil du temps d'autres corps se sont ajoutés aux dépouilles plus anciennes.

Après les fouilles, les étudiants ont entrepris un stage sur le mobilier archéologique ainsi que des visites de sites et de musées.

En Turquie, ils ont parcouru les villes d'Istanbul, de Troie et d'Assos, après quoi ils ont gagné la Grèce. Pendant les prochaines semaines, ils alterneront entre l'étude du mobilier archéologique de la Mission archéologique de l'UdeM à Argilos (où M. Perreault dirige des fouilles depuis maintenant 25 ans) et des visites de nombreux sites et musées de la Grèce du Nord.

Enfin, le trimestre à l'étranger se terminera par un séjour à Athènes où les attend la découverte de certains des principaux sites archéologiques de la région, dont ceux de Corinthe, Delphes, Mycènes et Épidaure.

Cette session de 10 semaines constitue une expérience enrichissante pour les étudiants, mais aussi pour l'UdeM, car «elle pourrait favoriser d'autres collaborations dans cette région du monde où se trouvent de nombreux autres sites archéologiques d'intérêt», dit celui qui vient d'être nommé directeur intérimaire du Département d'histoire de l'UdeM.

Martin LaSalle