Trois questions à... Louis Sauvageau, directeur général des immeubles

Louis Sauvageau. Image : UdeMQuels sont les principaux défis que doit relever la Direction des immeubles?

L.S. : Trois grands défis sont à re­lever. Le premier est lié à l'état général de vétusté du parc immobilier. Dans un premier temps, la vétusté phy­sique principalement attribuable à l'âge de certains bâtiments pour les­quels s'imposent des travaux de ma­çonnerie, de fenestration, de toiture, de finition intérieure et d'infrastruc­ture électromécanique par exemple. En second lieu, la vétusté fonction­nelle, qui implique des travaux vi­sant à moderniser les installations afin de mieux répondre aux exi­gences d'aujourd'hui en matière d'apprentissage, de recherche et de soutien technologique. Le principal enjeu à cet égard consiste à mainte­nir un équilibre entre la réduction optimale de la vétusté physique et le soutien au développement.

 

Le deuxième défi a trait à la ges­tion des locaux. Nous savons tous que l'Université de Montréal souffre d'un déficit d'espace et les instances gouvernementales le reconnaissent également. Nous avons élaboré un plan directeur des espaces qui a fait l'objet récemment d'une actualisa­tion afin de favoriser l'évolution de notre parc immobilier en fonction des besoins présents et à venir de l'Université.

Le dernier défi consiste à amé­liorer le service aux usagers, car au-delà des immeubles nous tra­vaillons pour la communauté uni­versitaire. Un de nos objectifs est de resserrer les liens existants avec l'ensemble de l'UdeM et d'intensi­fier la communication. Le rôle de la Direction des im­meubles consiste d'abord et avant tout à soutenir l'Université dans sa mission d'éducation et de re­cherche tout en assurant l'utilisa­tion la meilleure qui soit de son parc immobilier dans un environ­nement sain et sécuritaire pour les usagers.

Dans les grandes lignes, que prévoit le plan directeur des espaces que vous venez d'actua­liser?

L.S. : Le plan directeur présente une vision globale des travaux à effectuer en priorité pour satis­faire les besoins des facultés et des unités administratives. Par exemple, au cours des pro­chaines années, de nombreux emplacements se libéreront sur le campus de la montagne, à la suite de l'ouverture du Complexe des sciences et de génie à Outremont. Ces lieux vacants permettront de rapatrier des activités d'enseigne­ment ou de recherche qui se dé­roulent actuellement dans des locaux loués. Cependant, des tra­vaux de réaménagement sur le campus de la montagne seront nécessaires pour couvrir les be­soins relatifs à la croissance de l'Université. Plusieurs projets à réaliser d'ici 2023 ont été ciblés, dont la valeur totale s'élève à environ 160 M$ – hormis le développement du site d'Outremont.

Quels sont les projets qui occuperont la Direction des immeubles dans un avenir rapproché?

L.S. : Plusieurs travaux liés à la vé­tusté seront prochainement entre­pris tels que le remplacement des 2800 fenêtres du pavillon Ro­ger-Gaudry et de la Faculté de musique. En 2015, nous amorce­rons le remplacement de la rampe mobile qui, après 50 ans de loyaux services, a atteint un état critique. Au cours des dernières années, on a dû procéder à une série de répa­rations lourdes en plus de mettre sur pied de multiples opérations de maintenance supplémentaires. À ce rythme, la séquence de répa­rations a atteint son pic, d'autant plus que les pièces de rechange sont introuvables. Il est prévu de remplacer la rampe par des esca­liers mobiles et de faire des travaux majeurs pour améliorer l'aménage­ment intérieur, incluant l'éclairage du tunnel. De nombreux autres projets plus modestes, mais non moins importants, seront mis en route, comme la rénovation de toilettes, la réfection de toitures ou encore des travaux d'infrastructure élec­tromécanique. Dans un avenir un peu plus lointain, des travaux de réfection devraient être exécutés sur le che­min de la Rampe jusqu'au chemin du cimetière, en passant par Poly­technique Montréal et le chemin de la Tour. Ces travaux s'inscrivent dans le projet du chemin de cein­ture du Mont-Royal, conçu par la Ville de Montréal en vue de son 375e anniversaire. Ce chemin vise à améliorer l'accessibilité du cam­pus et la qualité de vie de la com­munauté environnant l'UdeM. D'autres projets découleront du plan directeur des espaces, sans ou­blier l'École de santé publique, dont le déménagement reste à confirmer. Plusieurs initiatives liées au déve­loppement durable verront égale­ment le jour. Rappelons qu'en mai dernier Hydro-Québec a reconnu nos efforts en ce qui concerne l'effi­cacité énergétique en décernant à l'UdeM le titre de membre de son ré­seau Écolectrique. En somme, nous cherchons à offrir un environnement de quali­té égale tant sur le campus de la montagne et sur le campus de Saint-Hyacinthe qu'au futur com­plexe d'Outremont.

Propos recueillis par Martin LaSalle


Saviez-vous que...?

L'Université de Montréal est propriétaire de 75 im­meubles.
L'UdeM est aussi locataire de 9 immeubles.
Le parc immobilier a coûté 16 324 709 $ en frais de chauffage et d'électricité en 2013-2014.