Un nouveau partenariat pour promouvoir le bien-être psychologique des étudiants

  • Forum
  • Le 14 octobre 2014

  • Martin LaSalle

L'Université met sur pied des ateliers de méditation desti­nés aux étudiants, avec tout l'encadrement qui sied à cette activité (image : Thinkstock).À compter de la fin octobre, une cinquantaine d'étudiants vivant des situations d'anxiété ou des troubles de l'humeur prendront part à des ateliers de méditation de pleine conscience, dont la pra­tique régulière procure des bien­faits scientifiquement documen­tés, notamment la réduction du stress et de l'anxiété.

 

Ce projet pilote est rendu pos­sible grâce à un don d'un demi-mil­lion de dollars à l'Unversité de Mon­tréal provenant du programme Bell Cause pour la cause et an­noncé le 7 octobre. Ce partenariat philanthropique «vise à améliorer l'accès aux soins de santé mentale [pour les étudiants] et à parler ou­vertement de la nécessité de re­courir à ces services», a souligné Martine Turcotte, vice-présidente exécutive de Bell pour le Québec.

Sont engagés dans ce projet la Faculté de médecine et le Centre de santé et de consultation psycho­logique de l'Université de Montréal ainsi que les services aux étudiants de HEC Montréal et de Polytech­nique Montréal. Il se déroule sous l'égide de Louise Béliveau, vice-rectrice aux affaires étudiantes et au développement durable.

De gauche à droite : M. Breton, Mme Turcotte et Stuart H. Cobbett, pré­sident du Conseil des gouverneurs de l'Université McGill, à laquelle Bell a aussi fait un don de 500 000 $.Ainsi, d'octobre à décembre, quatre séries d'ateliers regroupant chacune une douzaine d'étudiants seront coanimées par le professeur responsable du projet, Hugues Cormier, de la Faculté de méde­cine, et son adjointe Marielle Para­dis, conseillère pédagogique.

Une équipe interdisciplinaire formée de huit professionnels du Centre de santé et de consultation psychologique de l'UdeM et deux psychologues, l'une rattachée à HEC Montréal et l'autre à Poly­technique Montréal, y prendra éga­lement part. Ils suivent actuelle­ment une formation pour devenir animateurs d'ateliers de méditation de pleine conscience.

À l'issue du projet pilote, les membres de cette équipe com­menceront à offrir, sous supervi­sion, des ateliers à des étudiants du campus de Montréal, et ce, de façon pérenne à compter de 2015.

Stress et anxiété chez les étudiants

«La vie étudiante n'est pas de tout repos, a indiqué le recteur, Guy Breton, à l'annonce du don de Bell. Il peut y avoir des pé­riodes de grand stress et d'inquié­tude pendant lesquelles il est im­portant d'aller chercher de l'aide.»

C'est d'ailleurs pour aider les étudiants en médecine vivant des épisodes de détresse psychologique ou d'épuisement que Hugues Cor­mier a commencé à donner des ate­liers d'initiation à la méditation de pleine conscience en 2008-2009.

«Dans les ateliers, on fait des exercices pour pouvoir pratiquer la méditation de pleine conscience au quotidien et prendre sa santé mentale en main, dit celui qui mé­dite depuis la fin des années 90. De nombreuses études scienti­fiques ont démontré les effets po­sitifs de la pratique régulière de ce type de méditation sur la douleur, l'anxiété et la santé psychologique en général.»

Pour sa part, France McKen­zie, directrice du Centre de santé et de consultation psychologique de l'Université de Montréal, men­tionne que les séances de forma­tion auxquelles les huit profes­sionnels de son service ont pris part «ont eu un effet collatéral po­sitif sur la cohésion du groupe et sur leur degré de bonheur : ils sont heureux d'avoir été choisis pour ce projet pilote!»

La présidente de l'Association des étudiantes et étudiants en mé­decine de l'UdeM, Ariane Veil­leux Carpentier, estime que l'élar­gissement de l'accessibilité à de nouvelles approches pour contrer le stress et l'anxiété s'avère «très avantageux à court terme pour la réussite scolaire, mais aussi à long terme parce que ça permet aux étudiants d'acquérir un réflexe qui leur sera bénéfique toute leur vie, soit celui de demander de l'aide en cas de besoin».

Martin LaSalle