L'UdeM s'illustre aux prix et concours de l'ACFAS 2014

 

Cette année encore, des chercheurs et étudiants de l'Université de Montréal et ses établissements affiliés se sont illustrés en remportant différents prix et concours de l'Association francophone pour le savoir (Acfas).

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux chercheurs chevronnés récompensés

L'Acfas a souligné, lors de son 70e Gala organisé le 22 octobre dernier, la contribution exceptionnelle à la recherche scientifique d'André Gaudreault, professeur à l'UdeM, et Sylvain Martel, professeur à l'École Polytechnique de Montréal.

 

André Gaudreault (image : Joël Lehmann)Le Prix André-Laurendeau en sciences humaines a ainsi été remis à André Gaudreault, professeur au Département d'histoire de l'art et d'études cinématographiques de l'UdeM.

Chef de file des études cinématographiques, ce spécialiste du cinéma muet a l'art d'aller chercher dans les archives le film ou le document qui apportera un nouvel éclairage sur l'histoire du cinéma. Mais André Gaudreault n'est pas seulement l'historien des premières formes de cinéma; il est aussi un analyste reconnu de la manière dont le silence des pionniers nous parle. Plus récemment encore, il s'est intéressé à la « crise » que connaît le cinéma en raison de son passage au numérique. Ses écrits sur le cinéma, régulièrement traduits dans diverses langues occidentales et orientales, ont exercé une influence considérable sur les recherches de ses pairs, tant sur le plan national qu'international. Il a été professeur invité dans de nombreuses institutions en Amérique du Sud, en Asie et en Europe. Il agit à titre de directeur de la revue d'études cinématographiques Cinémas et est responsable de l'Observatoire du cinéma au Québec. Figure de proue de son domaine d'études, il est récipiendaire de nombreuses subventions et distinctions, la plus récente étant un Guggenheim Fellowship (2013).


Sylvain Martel (image : École Polytechnique de Montréal)Le prix Jacques-Rousseau a été attribué à Sylvain Martel, professeur au Département de génie informatique et génie logiciel de l'École Polytechnique de Montréal. Ce prix vise à souligner les réalisations scientifiques exceptionnelles d'une personne ou d'une équipe qui a largement dépassé son domaine de spécialisation et qui a établi des ponts novateurs entre différentes disciplines.

Sylvain Martel dirige le laboratoire de NanoRobotique dont l'objectif est de concevoir des techniques et des plateformes nanorobotiques novatrices en exploitant les propriétés uniques des entités à l'échelle moléculaire. Les secteurs d'application sont du domaine de la médecine et de la bio-ingénierie incluant le développement de nouvelles plateformes pour la nanomanufacture qui consiste en l'automatisation de systèmes à haute capacité de traitement à l'échelle nanométrique. On doit par exemple à ce visionnaire et à son équipe de recherche hautement pluridisiplinaire plusieurs premières mondiales, dont le développement d'un minuscule véhicule téléguidé destiné à faire partie de l'arsenal chimiothérapeutique.

 

 

Des étudiants-chercheurs prometteurs

Le 24 septembre dernier, lors de la Soirée de la relève en recherche, l'Acfas et ses partenaires ont récompensé 15 étudiants-chercheurs, parmi lesquels Maude Laliberté et Simon Girard, étudiants à l'UdeM, et Alexandre Bigot, étudiant à l'École Polytechnique de Montréal.

 

Maude Laliberté (image : Jean Lemieux)Maude Laliberté, du Département de médecine sociale et préventive, a ainsi reçu le Prix Acfas-Desjardins.

Les muscles, les tendons, les nerfs ne sont jamais épargnés par un travail répétitif. Les lésions articulaires qui en découlent sont appelées troubles musculo-squelettiques. Ces pathologies s'accentuent avec le vieillissement et entraînent un accroissement des demandes de réadaptation. Or, les ressources de physiothérapie étant limitées, la gestion des listes d'attente soulève des préoccupations d'équité et de justice. Animée par ces principes éthiques fondamentaux, la lauréate examinera les structures et pratiques permettant la distribution équitable des services de réadaptation.

 

 


Simon GirardSimon Girard, titulaire d'un doctorat en biologie moléculaire à l'Université de Montréal, a été récompensé du Prix d'excellence Association des doyens des études supérieures au Québec.

Il est clairement établi que la schizophrénie possède une importante composante génétique, mais jusqu'à présent, les succès au niveau de l'identification des facteurs génétiques spécifiquement liés à cette pathologie ont été limités. Aujourd'hui, avec les avancées dans le séquençage de l'ADN, il est possible d'étudier certaines variations génétiques jusqu'à présent laissées pour compte; les mutations « de novo ». C'est à l'étude de ces mutations dans le mécanisme génétique de la schizophrénie que le lauréat a consacré ses travaux.

 

 


Alexandre BigotAlexandre Bigot, doctorant en génie biomédical à l'École Polytechnique de Montréal, a pour sa part remporté le concours de vulgarisation de la recherche, pour ses travaux consistant à développer un protocole médical pour déplacer des médicaments magnétiques dans plusieurs vaisseaux sanguins.

Son projet de recherche s'inscrit dans une problématique de livraison de médicaments vers des zones malades du corps humain, au plus profond d'un organe.

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La preuve par l'image

L'Acfas a également dévoilé les images lauréates de l'édition 2014 de son concours La preuve par l'image. Là encore, des chercheurs de l'UdeM s'illustrent au palmarès. Yuki Hamamura a ainsi remporté le 2e prix, pour son image « Bouquet nuptial », alors que Nicolas Lawson et Paul Charbonneau ont remporté le 3e prix pour leur image « Le mystère du cycle solaire ».

 

« Bouquet nuptial »

Arabidopsis thaliana est une toute petite plante, mais d'une grande utilité en science. C'est la première représentante du monde végétal dont on a séquencé le génome. Dans la foulée, elle a acquis le statut d'organisme modèle. On étudie donc cette plante de laboratoire jusque dans ses détails les plus intimes. Comme lors du processus de fécondation, au moment critique où les grains de pollen, en vert, viennent d'atterrir sur un stigmate réceptif, en mauve. On voit que chaque grain s'affaire à déployer une longue protubérance afin d'atteindre les ovules et déposer ses cellules spermatiques.

Microscopie à fluorescence. Les grains de pollen, modifiés génétiquement, expriment une protéine fluorescente verte (GFP). Le stigmate, lui, est naturellement fluorescent. Colorisation.

 


« Le mystère du cycle solaire »

L'activité en surface de notre Soleil varie d'intensité selon un cycle de 11 ans, à quelques exceptions près. Or, les mécanismes physiques sous-jacents, qui l'expliquent, sont difficilement observables. Pour tenter de les comprendre, on bâtit des simulations numériques. Ce qui permet de voir la dynamique des différents courants de plasma qui remontent ver la surface (jaune) ou qui retournent vers le cœur (Bleu). Ces écoulements turbulents produisent, ici, un puissant champ magnétique torsadé (lignes rouges). Cette simulation n'est pas encore parfaite, puisque ce soleil virtuel « bat » selon un rythme de quarante ans. Mais elle se rapproche toujours plus de son flamboyant modèle.

Modèle numérique de la magnétohydrodynamique des couches supérieures du soleil réalisé grâce au système EULAG-MHD. Les données ont ensuite été modélisées en 3D.