Les dirigeants de l'UQAM, de McGill et de l'UdeM mettent en relief le rôle citoyen des universités

Robert Proulx, Suzanne Fortier, Guy Breton et Patricia Gudiño, secrétaire générale de l’Organisation universitaire interaméricaine (image : CORIM)Invités aujourd'hui à la tribune du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), les chefs d'établissement de l'Université du Québec à Montréal, de l'Université McGill et de l'Université de Montréal ont réaffirmé l'importance du rôle citoyen des universités.

 

Leur intervention s'inscrivait dans le cadre du colloque « L'internationalisation de la mission sociale des universités dans les Amériques », organisé par l'Institut d'études internationales de Montréal (IEIM), rattaché à l'UQAM, et l'Organisation universitaire interaméricaine, rattachée à l'Université de Montréal.

Animée par monsieur Bernard Derome, journaliste et président de l'IEIM, cette rencontre a été l'occasion pour le recteur de l'UQAM, monsieur Robert Proulx, la principale et vice-chancelière de l'Université McGill, madame Suzanne Fortier, et le recteur de l'Université de Montréal, monsieur Guy Breton, d'exposer leur vision de la responsabilité sociale des universités. Au fil de leurs échanges, tous les trois se sont entendus pour dire que cette responsabilité est indissociable de la mission des établissements universitaires dont les activités sont intégrées aux préoccupations culturelles, sociales, économiques et internationales qui caractérisent nos sociétés.

« Par ses activités de formation, de recherche et de création, l'Université contribue à une culture du savoir qui permet non seulement de penser le monde, mais aussi d'agir dans et sur le monde », a déclaré le recteur de l'UQAM, monsieur Robert Proulx, qui ouvrait la discussion lors de ce déjeuner-causerie au Palais des congrès de Montréal. « À l'UQAM, une université d'excellence socialement responsable, nous nous soucions de l'impact que génèrent nos programmes d'études et nos travaux de recherche sur notre propre communauté et sur la société, ici et à l'étranger. L'UQAM a favorisé la mobilisation des connaissances dans des domaines aussi variés que la persévérance scolaire, la lutte contre l'homophobie, la prévention du suicide, l'économie sociale, la conservation du patrimoine, les droits humains et la protection de l'environnement. Cela démontre que pour l'UQAM, qui s'est dotée d'une politique de services aux collectivités il y a plus de 35 ans, la responsabilité sociale fait partie intégrante de la façon dont elle conçoit et exerce sa mission », a ajouté le recteur Proulx.

Lors de son intervention, la principale et vice-chancelière de l'Université McGill, madame Suzanne Fortier, a fait valoir que les étudiants d'aujourd'hui sont engagés à la fois à l'échelle locale et mondiale. Citant en exemple deux initiatives étudiantes pour illustrer l'apport de l'innovation au service de l'entrepreneuriat social, elle a démontré que les étudiants représentent de véritables instigateurs et moteurs du changement. « Au Québec, le Centre magnétique est un exemple éloquent de cette participation active. Conçu au départ comme un projet étudiant, il est devenu un incubateur d'entreprises qui s'est donné pour mission d'aider les entrepreneurs locaux à rebâtir le centre d'affaires de Lac-Mégantic. À l'échelle mondiale, une équipe d'étudiants au MBA de McGill s'est vu octroyer le Prix Hult international pour son idée d'accroître la sécurité alimentaire des bidonvilles grâce à la production d'insectes ? excellente source de protéines et de nutriments – aux fins de consommation humaine », a indiqué Mme Fortier.

« Ce que font les universités à l'étranger n'est pas déconnecté de ce qu'elles font à la maison », a déclaré le recteur de l'Université de Montréal, monsieur Guy Breton. Il a souligné que les dernières années ont donné lieu, ici au Québec, à un rapprochement entre l'université et la communauté. Il a attribué cette réalité à un ensemble de facteurs, comme le niveau d'éducation de la population et l'émergence d'enjeux complexes : le vieillissement de la population, les inégalités, le développement durable. « Ce sont des enjeux qui amènent les citoyens à se tourner vers les universités en quête de réponses et les universités à se tourner vers les citoyens pour bien comprendre les besoins et les défis, a enchaîné M. Breton. Pour moi, une université ne ??s'abaisse?? pas au niveau des citoyens; bien au contraire, elle s'élève vers eux pour comprendre l'évolution rapide de la société et développer des connaissances qui vont nous aider à mieux vivre. Et pensons-y un moment. Il y a très peu de différence entre découvrir une nouvelle exoplanète et permettre à un enfant de réussir son entrée à l'école. Dans un cas comme dans l'autre, on parle d'un monde de possibilités », a-t-il conclu.

Les universités sont des agents de changement qui contribuent à la mise en place d'une société plus verte, plus prospère et plus solidaire.

Sources :

Jenny Desrochers, directrice
Division des relations avec la presse et événements spéciaux, UQAM
T. : 514-987-3000, poste 7730

Carole Graveline, directrice
Service des relations avec les médias, Université McGill
T. : 514-398-1385

Mathieu Filion, conseiller principal
Relations avec les médias, Université de Montréal
T. : 514-343-7704