Des épinards sans crise de nerfs?!

  • Forum
  • Le 27 octobre 2014

  • Dominique Nancy

La nutritionniste Stéphanie Côté anime les capsules vidéo visant à aider parents et éducateurs. (Photo tirée d'une des capsules vidéo)Il faut parfois proposer 15 fois un nouvel aliment à un enfant avant qu'il finisse par l'apprécier. L'idée, c'est de lui demander d'y goûter sans pression. C'est ce qu'on apprend dans l'une des capsules vidéo mises en ligne sur le site Web Nos petits mangeurs, le centre de référence en alimentation à la petite enfance.

 

Dans cette vidéo intitulée Difficiles? Non, néophobes!, la nutritionniste Stéphanie Côté explique qu'«un enfant qui trie les aliments dans son assiette et qui refuse d'en manger certains n'est pas nécessairement difficile. La peur des nouveaux aliments est une étape normale du développement des enfants.» La néophobie, c'est précisément cette répulsion à l'égard de la nouveauté alimentaire.

Des vidéos, animées par Mme Côté, offrent des réponses à des questions diverses des parents et des éducateurs qui se demandent quoi proposer aux enfants et comment interagir avec eux pour qu'ils développent le plaisir de bien manger : Fini la pression à manger!, Serpents, échelles et néophobie, Préparer un 2e repas? Non, La faim des p'tits loups. Une douzaine de capsules sont promises d'ici la fin de 2014.

«Les capsules vidéo s'inscrivent dans un vaste projet de transfert de connaissances en nutrition à la petite enfance. Par la technologie et les réseaux sociaux, on veut soutenir les adultes dans leurs questionnements et enjeux quant à la saine alimentation des enfants», indique Marie Marquis, qui dirige ce projet réalisé par des nutritionnistes d'Extenso, le centre de référence sur la nutrition de l'Université de Montréal.

La professeure du Département de nutrition de l'UdeM a mené de front plusieurs études sur le rapport que les Québécois entretiennent avec la nourriture. Son expertise l'a conduite à diriger le projet national de transfert de connaissances Nos petits mangeurs, actuellement déployé dans les services de garde du Québec. En harmonisant l'offre alimentaire des services de garde aux pratiques alimentaires du personnel et des parents, Nos petits mangeurs veut aider les enfants à établir une relation saine avec la nourriture. «Un passeport en prévention de l'obésité», affirme Mme Marquis.

L'idée des capsules vidéo a rapidement conquis Québec en Forme, qui appuie financièrement le projet. Devant l'importance d'une saine alimentation, plusieurs partenaires dont le portail Veille Action pour de saines habitudes de vie en font également la promotion. Les cinq capsules réalisées peuvent être visionnées à l'adresse www.nospetitsmangeurs.org.

Dominique Nancy