La plateforme StudiUM libère le professeur

  • Forum
  • Le 10 novembre 2014

  • Mathieu-Robert Sauvé

Hélène DurocherDevant une salle de classe de 253 étudiants, tous les moyens sont bons pour améliorer l'efficacité des communications. Hélène Durocher, chargée de cours à la Faculté des sciences infirmières, recourt aux outils offerts par StudiUM.

 

«Le système de messagerie me permet de communiquer avec mes étudiants sans engorger ma boîte de courriel. J'utilise aussi la plateforme pour partager les notes de cours et les plans de cours. StudiUM, c'est vraiment génial!»

Elle utilise également le système permettant de créer des forums de discussion pour les travaux d'équipe. «Pour une chargée de cours, c'est un outil essentiel», dit-elle.

La plateforme offre des possibilités multiples, comme elle a pu le constater lorsque ses étudiants ont réalisé des vidéos dans les cours Communauté et santé et Pratique en santé communautaire. Pour partager les 27 vidéos d'une quinzaine de minutes, les étudiants sont passés par YouTube. Une fonction insoupçonnée de StudiUM aurait pu permettre la rétroaction de la professeure et la rendre disponible aux étudiants, facilitant ainsi la correction. Cette fonction, Hélène Durocher ne l'a comprise qu'après l'intervention d'un technicien. Preuve que la plateforme peut évoluer avec les besoins des enseignants.

Coiffée d'une autre casquette, Mme Durocher apprécie la plateforme à titre d'étudiante au doctorat. «J'aurais aimé que plus de professeurs y aient recours durant ma formation. Ça aurait favorisé les discussions entre les étudiants, notamment.»

Christian Raschle

La Rome antique passe par StudiUM

«Senatus consultum ultimum.» Voilà un concept essentiel de la Rome antique que les étudiants doivent maîtriser dans le cours Rome : des origines aux Antonins. Il signifie littéralement «décret ultime du Sénat» et a été utilisé par le Sénat contre Jules César pour protéger la république en 49 avant Jésus-Christ.

Grâce à la fonction «glossaire» de StudiUM, la définition rédigée par un étudiant sous forme encyclopédique sera utile aux autres, tout en consistant en un exercice pédagogique pour lui. «StudiUM permet même de garder le cours et ce travail en mémoire de façon que son auteur et ses collègues puissent y avoir accès bien après la fin du cours. Des années plus tard, si on le souhaite», lance avec enthousiasme le professeur Christian Raschle, du Département d'histoire.

Membre d'un groupe de professeurs enseignant depuis une quinzaine d'années dans les environnements numériques d'apprentissage, M. Raschle estime que StudiUM a remplacé avantageusement l'ancien système, WebCT. On peut y créer des espaces collaboratifs pour des groupes comme des «bases de données» permettant l'étude de certains travaux sur le modèle des comités de pairs, en plus bien entendu des outils plus connus de communication sans papier. Ces possibilités techniques se révèlent un complément important de l'enseignement traditionnel du professeur. «Je dirais que c'est un outil indispensable de gestion de la classe dès que le nombre d'étudiants dépasse la quarantaine et que le professeur désire concevoir des scénarios d'apprentissage plus complexes.»

Pour Christian Raschle, la plateforme libère le professeur.

Les activités collaboratives asynchrones sont grandement soutenues par ce type de plateforme pédagogique. Les étudiants aux prises avec des horaires variables l'apprécient beaucoup.

Mathieu-Robert Sauvé