Louis Sauvageau et Claire Benoît coprésideront la campagne auprès des services

  • Forum
  • Le 10 novembre 2014

  • Paule Des Rivières

Louis Sauvageau et Claire Benoît«Au-delà des responsabilités qui nous incombent, il est important de s'engager dans une cause à laquelle on croit et qui sera bénéfique pour l'ensemble de la communauté. Et c'est dans cet esprit que je suis heureux de participer activement à la grande campagne Campus Montréal

 

C'est en ces termes que Louis Sauvageau, directeur général des immeubles, explique ce qui l'a poussé à accepter la coprésidence de la campagne de financement auprès des services, en compagnie de Claire Benoît, directrice générale des Services aux étudiants. C'est à la demande de la directrice du Bureau du développement et des relations avec les diplômés, Chantal Thomas, qu'ils assument cette fonction.

Pour Claire Benoît, ce fut un appel du cœur. «On m'a sollicitée et j'ai répondu présente. J'essaierai d'être convaincante, je parlerai avec mon  cœur», souligne-t-elle. Mme Benoît s'est toujours intéressée à la philanthropie, particulièrement lorsqu'elle était à l'Institut de recherche en immunologie et en cancérologie, où elle est restée plusieurs années. Elle travaillera très fort à mobiliser les troupes.

L'Université de Montréal est engagée dans une grande campagne de financement dont l'objectif a été fixé à 500 M$, qu'elle espère recueillir auprès tant de la communauté des affaires que de la communauté universitaire. Au cours des derniers mois, plusieurs initiatives ont été mises sur pied afin d'encourager le personnel à faire un don. Dans plusieurs unités, des employés jouent le rôle d'ambassadeurs de campagne auprès de leurs collègues. Mme Benoît et M. Sauvageau rempliront aussi ce rôle auprès de leurs directions respectives certes, mais également de tous les services de l'établissement.

S'ils sont heureux de «prendre part à l'effort collectif», c'est qu'ils sont l'un et l'autre conscients des répercussions que peut avoir sur un étudiant un «coup de pouce» financier.

«Imaginez un peu. Vous êtes en deuxième année d'études au baccalauréat. Il vous reste un an et demi avant d'obtenir votre diplôme. Vous habitez avec votre copine qui a terminé sa scolarité de premier cycle. Vous êtes nouvellement parents. C'est à ce moment que l'Université vous offre un appui financier qui est la tape sur l'épaule qu'il vous faut pour persévérer. Voilà une illustration d'une réalité», dit Mme Benoît. Il en existe beaucoup d'autres, à la fois très différentes et très semblables.

Cette dernière indique qu'entre les bourses d'excellence, dont le nombre est somme toute limité, et les bourses d'aide financière, destinées à ceux dont la situation financière est très précaire, il se trouve plusieurs milliers d'étudiants pour qui un coup de pouce peut s'avérer décisif.

Être sur la courte liste

Les deux ambassadeurs n'ignorent pas qu'ils travaillent dans un environnement où la sollicitation est constante. «Nous sortons du bureau et nous sommes interpellés au coin de la rue par un représentant de Médecins sans frontières; nous venons de rentrer à la maison qu'un scout sonne à la porte; et deux minutes plus tard la sonnerie du téléphone se fait entendre : le Musée des beaux-arts veut nous expliquer l'importance de sa mission, résume M. Sauvageau. L'Université doit donc s'assurer d'être en haut de la liste de ses donateurs existants et des bienfaiteurs potentiels.»

Une chose est certaine, pour les deux ambassadeurs, la cause de l'Université figure tout en haut de leurs priorités. Et ils remarquent que plus les donateurs potentiels sont près de ceux à qui ils donnent, plus présent est l'élan. Or, donner pour la création de bourses étudiantes alors que les étudiants sont la raison d'être de l'Université, voilà qui favorise l'engagement.

Paule des Rivières