Joseph Hubert reçoit le prix Hommage de l'ADARUQ

Joseph Hubert, professeur émérite au Département de chimie de la Faculté des arts et des sciencesJoseph Hubert, professeur émérite au Département de chimie de la Faculté des arts et des sciences, a reçu le 21 novembre dernier le prix Hommage de l'Association des administratrices et des administrateurs de recherche universitaire du Québec (ADARUQ). Ce prestigieux prix est décerné annuellement, depuis 2008, à une personne s'étant illustrée par une contribution remarquable dans ses fonctions d'administrateur de la recherche.

 

Spécialiste de la chimie analytique instrumentale et diplômé de l'Université de Montréal, Joseph Hubert y est professeur depuis 1974. Menées durant près de vingt-cinq ans, ses recherches ont porté sur les propriétés fondamentales des plasmas utilisés en spectrométrie analytique, aussi bien que sur l'analyse chimique inorganique et organique. Son équipe a été l'une des plus importantes au Canada pour la formation supérieure en chimie analytique. Joseph Hubert a mis très tôt en application ce qu'il allait plus tard, en tant qu'administrateur de la recherche, prôner, encourager et favoriser, à savoir le travail collaboratif, la dimension interdisciplinaire et internationale de la recherche et son maillage avec le milieu.

Après avoir assumé la direction du Département de chimie de 1987 à 1994, Joseph Hubert fut nommé vice-doyen à la recherche puis, en 2002, doyen de la Faculté des arts et des sciences. En 2007, il accéda aux fonctions de vice-recteur à la recherche, un portefeuille auquel se greffa en 2010 celui des relations internationales. Vers la fin de l'année suivante, il devenait vice-recteur aux grands projets académiques et, en 2014, l'Université lui conférait l'éméritat.

Durant ses mandats successifs de vice-doyen, de doyen et de vice-recteur, Joseph Hubert a mis en œuvre une stratégie énergique et ambitieuse reposant sur la mobilisation des chercheurs autour de thèmes porteurs et selon des perspectives multidisciplinaires, interinstitutionnelles et internationales. Il a ainsi concouru à la conception et dirigé l'implantation de dizaines de regroupements, de portée québécoise ou canadienne, dans pratiquement tous les domaines. Citons les nanosciences où il fut également un des principaux artisans du réseau Nano-Québec, la cancérologie, la biodiversité, le calcul scientifique, les statistiques sociales, l'astrophysique, la neuropsychologie et la neurocognition de la musique, le développement et la sécurité de l'enfance, l'éthique, la littérature et culture québécoises, l'intermédialité, etc.  Il réussit à élaborer et à porter des projets structurants et novateurs, capables de réaliser des percées. À la faveur des programmes de la Fondation canadienne pour l'innovation (FCI), il a doté l'Université de nouvelles infrastructures, souvent distribuées ou accessibles à plusieurs autres institutions québécoises.

Sur le plan international, il est intervenu, avec feu Paul Bernard, dans la décision de l'UNESCO d'établir à Montréal son Institut de la statistique. Il fut le promoteur de collaborations de recherche avec plusieurs universités françaises (Paris-Sud, Paul Sabatier et l'INSA de Lyon, notamment), et il a impulsé et soutenu la constitution de divers laboratoires internationaux associés de l'INSERM.

À compter de 1982 et sans interruption depuis, sa contribution à la promotion, à la défense et à l'avancement des sciences – dans un sens très large – s'est aussi traduite par sa participation active à des comités de travail et par sa direction exercée dans les organismes gouvernementaux (FRQNT, FRQSC, CRSNG, CRSH, FCI et CNRC) quant à l'orientation des politiques de soutien à la formation supérieure et à la recherche. Récemment, à titre de vice-président et secrétaire, il a fortement contribué aux travaux du Comité de planification stratégique créé pour la mise en œuvre de l'Institut du transport électrique du Québec, annoncé en 2013 dans la Stratégie d'électrification des transports. En juin 2013, il était nommé conseiller scientifique du Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies.

Le prix Hommage de l'ADARUQ vient s'ajouter à un palmarès déjà enviable : titre de fellow et Prix Fisher décernés par la Société canadienne de chimie (2003), nomination en tant que Compagnon de Lavoisier par l'Ordre des chimistes du Québec (2006), Médaille de Montréal remise par l'Institut de chimie du Canada (2007) et insignes de chevalier de l'Ordre des Palmes académiques (2013).