Des découvertes de l'UdeM au palmarès de Québec Science

Vue d'artiste de la planète GU Psc b et de son étoile GU Psc. Illustration : Lucas GranitoCette année encore, l'Université de Montréal se distingue dans le classement des 10 découvertes de l'année 2014 établi par le magazine Québec Science.

 

Le jury, composé de journalistes et de scientifiques, a ainsi retenu les travaux de Marie-Ève Naud, étudiante au doctorat au Département de physique, et Guy Sauvageau, chercheur principal à l'Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) de l'Université de Montréal.

Le jury a également souhaité mettre de l'avant l'impact des travaux d'une équipe de recherche dirigée par Louis de Beaumont, chercheur au Centre de recherche de l'Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal – affilié à l'Université de Montréal –  auxquels des chercheurs du Département de psychologie de l'UdeM ont participé. Ces travaux ont révélé que les commotions cérébrales altèrent durablement la matière blanche du cerveau et constituent un facteur déterminant du déclin cognitif et moteur tout au long de la vie.

Une planète curieuse, bien loin de son étoile

Grâce au travail de l'équipe de recherche internationale dirigée par Marie-Ève Naud, une planète géante gazeuse s'est ajoutée l'an passé à la courte liste des exoplanètes découvertes par imagerie directe.  Cette exoplanète, située à environ 2000 fois la distance Terre-Soleil de son étoile, un record parmi les exoplanètes, se trouve autour de GU Psc, une étoile trois fois moins massive que le Soleil et située dans la constellation des Poissons.

La découverte de GU Psc b, un objet certes rare, permet de prendre conscience de la distance importante qui peut exister entre certaines planètes et leur étoile, ce qui laisse entrevoir la possibilité de chercher des planètes avec des caméras infrarouges performantes à partir de télescopes beaucoup plus petits, tels que celui de l'Observatoire du Mont-Mégantic.

 


Une nouvelle molécule permettant de révolutionner le traitement de la leucémie

Guy Sauvageau et son équipe ont récemment ranimé l'espoir de guérir les patients atteints de maladies du sang qui nécessitent une transplantation de cellules souches. Ils ont en effet découvert une nouvelle molécule, la première en son genre, qui permet la multiplication de cellules souches dans une unité de sang de cordon.

Les cellules souches issues du cordon ombilical sont utilisées pour des transplantations dans le but de guérir plusieurs maladies du sang, dont les leucémies, les myélomes et les lymphomes. Cette thérapie représente pour de nombreux patients un traitement de dernier recours.

Cette percée mondiale a le potentiel de multiplier par 10 le nombre d'unités de sang de cordon disponibles pour une transplantation chez l'humain. De plus, elle réduira considérablement les complications associées à la greffe de cellules souches.

 

Votez pour la découverte de l'année

C'est maintenant au tour du public de voter pour la découverte qu'il juge la plus importante de l'année. À cet effet, Québec Science vient de publier en ligne les articles et des entrevues vidéo avec les chercheurs en lice pour les Découvertes de l'année 2014.

Soutenez les chercheurs de l'Université de Montréal en désignant votre découverte de l'année sur le site de Québec Science!