Agriculture de masse : poursuite d'un partenariat de recherche innovant

Un champ d’ognons fertilisé de façon traditionnelle, à droite, et avec champignons mycorhiziens à gauche. (Photo: Serge Gagné)Premier Tech Biotechnologies, une Unité d'Affaires de Premier Tech, la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec (FPCCQ), le Consortium de recherche et innovations en bioprocédés industriels du Québec (CRIBIQ), et le Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), annoncent le financement de la deuxième phase d'un projet de recherche en agriculture de masse mené en collaboration avec le Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM), l'Université de Montréal (UdeM) et Biopterre - Centre de développement des bioproduits (Biopterre).

 

Entre 2010 et 2013, une première phase portant sur la génomique des champignons mycorhiziens et le développement de nouveaux inoculants avait déjà reçu un appui financier de ces mêmes partenaires atteignant plus d'un million de dollars.

La deuxième phase de ce projet d'envergure impliquera la même équipe de recherche, à savoir Serge Gagné (Premier Tech Biotechnologies), Salah Zoghlami (FPCCQ), Mohamed Hijri de l'Université de Montréal (Institut de recherche en biologie végétale), Amine Badri (CRBM) et Agathe Vialle (Biopterre). D'une durée de deux ans, elle sera axée sur la validation et l'application d'une méthode de quantification génomique des mycorhizes dans les racines de plantes. Les résultats issus de ce projet permettront d'offrir une toute nouvelle méthode d'analyse aux producteurs agricoles, industriels, organismes gouvernementaux et autres intervenants du milieu agricole intéressés par les inoculants mycorhiziens afin de mieux gérer la fertilité des sols et de mieux contrôler la qualité des produits qui se retrouvent sur le marché. Ce projet devrait également permettre aux producteurs agricoles de bénéficier d'inoculants mycorhiziens particulièrement adaptés et performants pour les grandes cultures.

«Les mycorhizes sont des organismes symbiotiques bénéfiques aux végétaux, du fait qu'ils augmentent l'absorption des éléments nutritifs, principalement le phosphore, par les racines, qu'ils favorisent une plus grande résistance des plantes envers les stress environnementaux telles que les maladies ou la sécheresse, explique M. Hijri. En fait, ils jouent un rôle majeur sur les propriétés microbiologiques et physiques du sol.»

Mme Vialle note que l'intérêt pour les inoculant mycorhiziens se fait de plus en sentir chez les agriculteurs. «L'utilisation d'inoculants mycorhiziens dans les grandes cultures leur permet en effet d'optimiser les apports en engrais et de réduire l'utilisation des pesticides chimiques nécessaires pour l'obtention de bons rendements, diminuant ainsi les coûts de production, d'améliorer la santé de leurs sols et d'augmenter leurs rendements de production.»

«Les producteurs agricoles, leurs représentants ainsi que les différents intervenants du secteur agricole rencontrés ont aussi manifesté un vif intérêt envers cette technologie et la méthode de quantification issue de ce projet leur sera accessible via les laboratoires d'analyses. L'appui de la FPCCQ à ce projet témoigne de cet intérêt», conclut M. Zoghlami.