Plusieurs suggestions sont faites pour bonifier les programmes d'études

  • Forum
  • Le 2 février 2015

  • Martin LaSalle

Le resserrement des liens entre la théorie et la pratique est souhaitable.Le contenu global des programmes d'études de l'Université de Montréal, leur pertinence de même que la qualité du corps enseignant sont les principaux points forts qui émanent du bilan des dossiers d'évaluation et des rapports synthèses produits par le Conseil académique d'évaluation des programmes (CAEP).

 

C'est ce qu'a indiqué Claude Mailhot, vice-rectrice adjointe à la promotion de la qualité à l'UdeM, qui a récemment déposé ce bilan à la Commission des études.

Celui-ci comporte 45 rapports synthèses traitant des évaluations – menées entre 2011 et 2014 – de 116 programmes offerts par 12 facultés ou écoles de l'Université ainsi que les plans d'action préparés par les unités dont les programmes ont été évalués.

Les points forts

«Le point fort le plus souvent cité dans les rapports synthèses est la qualité du corps enseignant, c'est-à-dire l'expertise et la réputation des enseignants de même que l'excellence dont les professeurs font preuve en matière de recherche», a détaillé Mme Mailhot.

La qualité du contenu global de la formation est le deuxième élément qui revient régulièrement, «ce qui n'écarte pas la nécessité d'en bonifier certains aspects», a ajouté la vice-rectrice adjointe.

Viennent ensuite la pertinence des programmes, «confirmant le positionnement scientifique de pointe de l'Université de Montréal», ainsi que l'adéquation de la formation aux besoins du milieu.

Claude Mailhot

Les points à surveiller

Les rapports synthèses du CAEP – qui sont l'aboutissement de l'autoévaluation effectuée par un comité mis en place au sein de la faculté ou du département concerné, d'une évaluation externe et de la rétroaction de l'unité à la suite du rapport des évaluateurs externes – contiennent des recommandations en vue d'améliorer certains éléments, dont la plupart portent sur les cours et le contenu de la formation.

«D'une part, il paraît souhaitable de resserrer davantage les liens entre la théorie enseignée et la pratique, cette recommandation concernant davantage les programmes de premier cycle et quelques programmes de maîtrise professionnelle», a expliqué Claude Mailhot.

De même, il est recommandé d'accroître les compétences transversales dans certains programmes, notamment en ce qui a trait à l'éthique, à la communication et à la recherche et l'analyse documentaires.

Par ailleurs, il semble nécessaire d'encadrer plus étroitement les étudiants afin de raccourcir la durée des études, particulièrement aux cycles supérieurs.

«Des efforts doivent aussi être déployés pour mieux comprendre les raisons de l'attrition et parvenir ainsi à retenir les étudiants et à augmenter la diplomation», a souligné Mme Mailhot.

Enfin, l'importance de diversifier certaines modalités pédagogiques fait partie des points à améliorer, entre autres au chapitre de l'intégration d'approches pédagogiques actives et de l'harmonisation des pratiques d'évaluation des apprentissages avec les objectifs établis.

Des plans d'action prometteurs

Devant les membres de la Commission des études, Claude Mailhot a présenté différentes stratégies que les facultés ont mises en place pour donner suite aux recommandations issues des évaluations des programmes.

«Par exemple, la création et l'offre de cheminements types permettent de mieux guider les étudiants, en fonction de leurs champs d'intérêt dans leur domaine d'études», a-t-elle illustré.

L'implantation de nouveaux moyens pédagogiques favorisant l'intégration de la théorie et de la pratique constitue en outre un autre exemple d'actions entreprises par les facultés.

«Certaines d'entre elles ont également élaboré des programmes de repérage précoce d'étudiants en difficulté grâce auxquels on peut les orienter plus efficacement dans leur programme, les aider à mieux performer et, ultimement, à réussir leur projet de formation, soit décrocher leur diplôme», a-t-elle poursuivi.

Pour ce qui est des cycles supérieurs, plusieurs plans d'action proposent d'optimiser le suivi du cheminement des étudiants, notamment au moyen du plan global d'études.

«Le bilan indique aussi à quel point les directions et les membres des départements et des facultés se sont approprié cette responsabilité collective qu'est le processus d'évaluation périodique, conscients que ce sont les programmes d'études qui nous rassemblent tous autour de l'une de nos missions fondamentales, qui est l'enseignement et la diffusion de la connaissance», a conclu Claude Mailhot.

Martin LaSalle