La zoothérapie pour faire «tomber» la pression!

  • Forum
  • Le 16 février 2015

  • Martin LaSalle

Oliver Parsons, Terrence Speyer, Kristina Tumova et Owen Myatt ont passé un beau moment avec Maggy.

Il fallait voir la file d'étudiants attendant avec impatience de caresser à leur tour l'un des deux chiens présents dans un local de HEC Montréal à l'occasion d'une activité de zoothérapie.

 

«Nous voulions faire du bien aux autres tout en nous faisant plaisir», résument Anne-Marie Dorais et Y-Lan La, diplômées de l'UdeM et de l'école de gestion, qui ont élaboré un projet pilote grâce auquel une quarantaine d'étudiants ont bénéficié gratuitement d'une séance de zoothérapie la semaine dernière.

L'activité, qui a eu lieu à l'heure du dîner au salon National du pavillon de la Côte-Sainte-Catherine de l'École des hautes études commerciales de Montréal, sera d'ailleurs répétée le 17 février au même endroit et à la même heure.

Amies depuis l'école secondaire et passionnées des animaux, les deux instigatrices du projet ont eu l'idée, en septembre dernier, de mettre sur pied des séances de zoothérapie pour les étudiants.

«Il est reconnu que le contact avec un animal réduit le stress en plus de procurer un sentiment de réconfort, et nous avons pensé que l'expérience pourrait s'avérer bénéfique pour les étudiants avant leur période d'examen», explique Anne-Marie Dorais, titulaire d'un baccalauréat en études anglaises de l'Université de Montréal et d'un certificat en gestion de projet de HEC Montréal.

«Pour tenir compte de la réalité des étudiants et permettre au plus grand nombre de tirer profit de la zoothérapie, nous avons conçu le projet de façon que les séances soient gratuites», poursuit Y-Lan La, diplômée en administration des affaires de l'École, concentration Marketing.

Fatema Zohra Belasri et Ruby

Zoothérapeutes bénévoles

Pour ce faire, elles ont demandé et obtenu une aide en vertu du programme québécois de soutien au travail autonome. En parallèle, elles ont communiqué avec les membres de la Corporation des zoothérapeutes du Québec de la région de Montréal, et six d'entre eux ont manifesté leur intérêt à prendre part à l'expérience de façon bénévole.

«Puis, nous avons joint le bureau des services aux étudiants de HEC Montréal, qui nous a accueillies à bras ouverts», raconte Y-Lan La.

«Nous avons été immédiatement réceptifs à ce projet et nous avons décidé de l'appuyer, en collaboration avec l'association des étudiants de HEC Montréal et l'Association des étudiants aux cycles supérieurs», indique Lyne Héroux, directrice des services aux étudiants de l'École.

Ainsi, Ruby, une caniche miniature, et Maggy, un labrador, se sont laissé caresser et prendre par une quarantaine d'étudiants tout sourire, en compagnie de leurs maîtresses respectives, Josée Montpetit et Karine Doucet, zoothérapeutes chez Madame wouf wouf.

Pour Fatema Zohra Belasri, étudiante à la maîtrise en management à HEC Montréal, l'expérience a été relaxante et divertissante. «Entre deux cours, il n'y a pas meilleure façon de se vider l'esprit et de laisser retomber la pression. La rencontre avec Ruby m'a fait l'effet de l'étreinte d'un bon ami : apaisement et bonheur!»

Des programmes de zoothérapie existent dans d'autres universités canadiennes, dont l'Université Dalhousie, en Nouvelle-Écosse, et l'Université d'Ottawa.

«Des études démontrent que la zoothérapie est vraiment efficace pour réduire le stress et c'est très populaire dans ces établissements», souligne Y-Lan La.

Pour sa part, Lyne Héroux souhaite que l'expérience se poursuive. «Ça répond à un véritable besoin», conclut-elle.

Martin LaSalle