24 heures d'activités scientifiques sur le campus de l'UdeM

  • Forum
  • Le 4 mai 2015

  • Mathieu-Robert Sauvé

 Des centaines de jeunes des écoles secondaires sont attendus à l'Université de Montréal à l'occasion du 24 heures de science les 8 et 9 mai.

 

Un nuage de vapeur s'échappe du bol dans lequel deux étudiants en chimie ont baratté de la crème et un filet de chocolat. En quelques secondes, l'azote liquide a transformé le mélange en une crème glacée onctueuse. Voilà la gastronomie moléculaire qu'on sert aux visiteurs du 24 heures de science qui se présentent au kiosque de l'Université de Montréal. «Je vous assure, elle était très bonne», a écrit Ada Gioia sur sa page Facebook à la suite de sa dégustation de 2014.

 

 

 

Pour la 10e année de ce rendez-vous scientifique, qui aura lieu les 8 et 9 mai, les quelque 300 bénévoles des départements de chimie, de biochimie et médecine moléculaire, de physique et de mathématiques et de statistique, de la Faculté de médecine vétérinaire et de Polytechnique Montréal seront à pied d'œuvre pour en mettre plein la vue aux jeunes qui arriveront par centaines sur le campus dès le vendredi à midi. «Le 24 heures de science de l'UdeM, c'est une occasion unique pour le grand public de découvrir ce monde de la recherche universitaire tout en stimulant l'imaginaire et la curiosité de nos futurs scientifiques», explique Alexis Vallée-Bélisle, professeur au Département de chimie de l'Université et initiateur du volet maison du 24 heures. Il ajoute que cette rencontre permet de «sortir la science de nos laboratoires» dans un contexte détendu et ludique. «Il faut voir le regard de jeunes s'illuminer devant la démonstration d'une plume qui tombe à la même vitesse qu'une roche lorsque toutes deux sont sous vide», commente-t-il.

Le kiosque de crème glacée moléculaire est toujours très populaire, mais les visiteurs pourront aussi s'initier à l'analyse chimique des bonbons M&M's, à la fabrication de porte-clés en polymère ou encore explorer l'ADN des fruits parmi les 25 activités qui se dérouleront au pavillon André-Aisenstadt. Les nouveautés de cette année : une présentation sur les piles électriques avec démonstration de voiture électrique et une conférence donnée par Olivier Hernandez sur «la lumière, outil préféré des astronomes».

Lumière sur la science

Le thème retenu cette année est la lumière en raison de l'Année internationale de la lumière de l'UNESCO, et le Centre de recherches mathématiques en profite pour recevoir celui qui a eu l'idée de proposer à l'organisme international cette année thématique, John Dudley. Le professeur Dudley enseigne à l'Université de Franche-Comté et est membre de l'Institut universitaire de France. Sa conférence s'intitule «Mille ans d'optique, 50 ans de solitons». «La recherche sur la lumière des mille dernières années a permis à celle-ci d'occuper une place de premier plan dans notre société, peut-on lire dans son résumé. La lumière a révolutionné la médecine, elle a ouvert les communications internationales et elle joue un rôle central dans de nombreux aspects culturels, politiques et économiques de notre monde. Par ailleurs, plusieurs percées technologiques basées sur la lumière sont essentielles au développement durable.»

Le communicateur scientifique Jacques Kirouac, directeur de Science pour tous, est ravi de la participation dynamique de l'Université de Montréal au 24 heures de science. Le coup d'envoi sera d'ailleurs donné au Carrefour des arts et des sciences de la faculté du même nom par le doyen Gérard Boismenu. «C'est très important de pouvoir compter sur le milieu universitaire, qui est à la source d'une grande partie de l'activité scientifique au pays. Le fait d'ouvrir les portes de l'UdeM au 24 heures donne une grande notoriété à la manifestation», souligne-t-il.

Cette année, les organisateurs espèrent franchir le cap des 40 000 visiteurs – 3000 de plus que l'an dernier. Depuis sa création en 2004, l'affluence n'a jamais cessé de croître.

Mathieu-Robert Sauvé