Quelques facettes du soutien à la réussite à l'UdeM

  • Forum
  • Le 5 mai 2015

  • Martin LaSalle

En 5 secondes

Cinq projets et initiatives issus de la communauté universitaire efficaces ont été présentés à l’occasion du premier colloque sur le soutien à la réussite étudiante, tenu à l’UdeM le 19 avril 2015.

Des groupes de discussion ont lieu à l’issue de chaque cours à la Faculté des sciences infirmières, pour « prendre les signes vitaux » des étudiants et favoriser leur réussite. Photo : Amélie Philibert.Ce n'est pas d'hier que le souci de favoriser la réussite des étudiants est présent à l'Université de Montréal. Nombreux sont celles et ceux qui entrepris différentes actions en ce sens au fil des ans. Voici quelques-unes de ces initiatives, qui ont été présentées au colloque sur le soutien à la réussite étudiante, tenu le 19 avril dernier.

 

Repérer les malaises en sciences infirmières

Il y a un peu plus de 10 ans, la Faculté des sciences infirmières (FSI) s'est engagée dans une réflexion sur le programme d'études comme instrument de la réussite.

Selon Johanne Goudreau, vice-doyenne du premier cycle, et Julie Ménard, responsable de secteur clinique à la FSI, il importait de comprendre les raisons qui menaient certains étudiants à abandonner leur formation au cours de la première année.

En collaboration avec plusieurs partenaires, dont les professeurs, l'association étudiante, le Centre étudiant de soutien à la réussite (CESAR) et le service de soutien aux étudiants en situation de handicap, la faculté a établi des diagnostics et mis en œuvre des activités pour prévenir les malaises vécus par les étudiants, dont des «séances midi». Au fil du temps, cette initiative a permis de joindre davantage d'étudiants en difficulté et de les aider à persévérer.

La FSI a aussi instauré un portfolio électronique pour tous les étudiants afin de mieux les suivre et d'améliorer la rétroaction.

De plus, des groupes de discussion se réunissent à l'issue de chaque cours «pour prendre les signes vitaux» des cohortes. Bien que certaines difficultés persistent, l'ensemble des actions mises en place par la FSI «permet de voir plus tôt les malaises ressentis par les étudiants : auparavant, ces malaises ne surgissaient qu'une fois que l'étudiant était en stage, et il était souvent trop tard», a indiqué Mme Goudreau.

Pour l'insertion professionnelle des doctorants

Julie Gosselin, vice-doyenne à la Faculté des études supérieures et postdoctorales (FESP), ainsi que Catherine Fouron, analyste de séminaires à la faculté, ont présenté les grandes lignes du programme Réussir au-delà de sa formation, destiné à aider les doctorants et les postdoctorants à élargir leurs perspectives d'emploi.

Ce programme vise l'amélioration de compétences articulées autour de quatre axes, qui permettent la tenue d'activités sur le thème «Les saisons de la FESP», dont l'école d'été et les Journées Emploi et études supérieures. En outre, la FESP offre un cours de vulgarisation et un autre de rédaction scientifique en anglais.

Prochainement, la faculté mettra sur pied un programme de mentorat en entreprise et concevra un microsite et un blogue pour mieux joindre les étudiants.

Des parcours atypiques de plus en plus... typiques

L'accompagnement d'étudiants au parcours et au profil atypiques fait partie du quotidien de la directrice du Service d'appui à la formation interdisciplinaire et à la réussite étudiante (SAFIRE), Véronique Hussin, et des conseillers Denis Béliveau et Myriam Grefford.

En effet, les étudiants qu'accueille le SAFIRE viennent de 53 pays et vivent des difficultés de toutes sortes liées, par exemple, à la langue, à la méconnaissance du fonctionnement de l'Université et à la façon dont on y enseigne.

Pour les aider, le SAFIRE a mobilisé différents acteurs, dont les responsables de programme, les enseignants, les coordonnateurs de projet, les conseillers à la réussite et les étudiants.

Cette mobilisation a notamment permis de créer des modèles communs de plans de cours, d'élaborer de nouveaux cours et d'uniformiser des examens.

Des appels téléphoniques sont aussi passés aux nouveaux étudiants pour les inciter à assister aux séances d'accueil, ce qui a fait grimper le nombre de participants de 50 à 150 en moyenne. Et tous les étudiants qui ont une note de 60 % et moins à leur examen de mi-trimestre reçoivent un courriel qui leur offre une rencontre individuelle pour mieux les accompagner.

Entraide parmi les étudiants

Le professeur Juan Torres ainsi que les étudiants Justine Chartrand et David Baltazar, de la Faculté de l'aménagement, ont soumis deux projets en vertu desquels des étudiants soutiennent d'autres étudiants par du tutorat et du mentorat.

Pensés avec le CESAR, ces projets découlent d'une volonté d'intégrer les nouveaux étudiants à leur programme d'études et de favoriser leur participation à la vie socioculturelle de leur milieu d'études, notamment en les invitant à prendre part à différents concours ainsi qu'aux équipes verticales composées d'étudiants de toutes les années.

Favoriser l'engagement à apprendre en classe

La professeure Sylvie C. Cartier, de la Faculté des sciences de l'éducation, a pour sa part présenté un cadre de référence en enseignement qu'elle a conçu en 2011 avec Paul Armand Bernatchez, conseiller pédagogique de l'UdeM aujourd'hui à la retraite.

Aménagé à partir de plusieurs études scientifiques, ce cadre établit les différents contextes propices à l'apprentissage en classe, de même que les facteurs qui contribuent à l'engagement, à la persévérance et à la réussite de l'étudiant en première année universitaire.

Il sera possible de retrouver les présentations en format PowerPoint des conférenciers du colloque à partir du 11 mai sur le site du colloque.