Subvention de 4,5 M$ pour la direction du Réseau national de collaboration sur l'hépatite C

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À la veille de la Journée mondiale contre l'hépatite, la chercheuse montréalaise Naglaa Shoukry reçoit une subvention majeure pour diriger un réseau national.

Naglaa Shoukry, chercheuse au CRCHUM et professeure à l'Université de Montréal. Photo : CRCHUM.

L'honorable Rona Ambrose, ministre de la Santé, a annoncé aujourd'hui, veille de la Journée mondiale contre l'hépatite, que le gouvernement du Canada investit 4,5 millions de dollars dans un nouveau réseau national voué à l'amélioration de la santé des Canadiens vivant avec l'hépatite C et à la prévention des nouvelles infections.

 

 

 

Le réseau sera dirigé par Naglaa Shoukry, chercheuse au Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CRCHUM) et professeure à l'Université de Montréal, et comprendra plus de 60 chercheurs, professionnels de la santé et partenaires dans tout le pays.

 

Naglaa Shoukry travaillera en étroite collaboration avec Julie Bruneau, chercheuse au CRCHUM et professeure au Département de médecine familiale et médecine d'urgence de l'Université de Montréal, qui fait partie des chercheurs principaux du réseau et dirigera le volet de recherche épidémiologique.

Le Réseau national de collaboration sur l'hépatite C (RNCHC) est financé en partenariat par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC). Il soutiendra la recherche innovante et interdisciplinaire, et l'utilisation des résultats de cette recherche afin d'améliorer les soins prodigués aux patients. Par l'entremise du réseau, Naglaa Shoukry et son équipe travailleront à parfaire les stratégies de prévention, à améliorer l'accès et la conformité au traitement et à mieux comprendre les défis sur le plan de la santé auxquels font face les Canadiens vivant avec l'hépatite C.

«L'objectif général qui guide notre réseau est l'élimination de l'hépatite C au Canada. En suivant la filière ininterrompue de la découverte jusqu'à la mise en application, nous avons l'intention de réduire la transmission du virus par des stratégies de prévention et la mise au point de vaccins, d'accroître le nombre d'infections guéries – en particulier chez les populations vulnérables – par des stratégies de traitement innovantes et une panoplie de soins, et d'améliorer l'état de santé des personnes vivant avec l'hépatite C», explique Naglaa Shoukry, qui a le titre de chercheuse principale désignée du RNCHC.

La liste des autres chercheurs principaux inclut Jordan Feld, du Toronto General Research Institute (TGRI) à Toronto, Mel Krajden, du BC Centre for Disease Control (BCCDC) à Vancouver, Christopher Richardson de Dalhousie University à Halifax, et Tom Wong de la Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits de Santé Canada.

On estime qu'en 2011, environ 220 000 Canadiens étaient atteints d'hépatite C chronique, et que près de la moitié de ces personnes ignoraient peut-être qu'elles étaient infectées. Les personnes atteintes d'hépatite virale risquent de contracter une maladie chronique du foie qui, non traitée, peut entraîner de graves conséquences sur la santé, notamment la défaillance ou le cancer hépatiques.