Les IRSC accordent plus de 18 M$ pour la recherche en santé à l'UdeM

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Six professeurs de l’UdeM font partie des récipiendaires des IRSC, volet Fondation, et se partageront une somme de plus de 18 millions $ pour mener à bien leurs recherches.

Six professeurs de l’UdeM font partie des récipiendaires des IRSC, volet Fondation, et se partageront une somme de plus de 18 millions $ pour mener à bien leurs recherches.

 

Le gouvernement fédéral a annoncé mardi les projets de recherche qui ont obtenu une subvention du volet Fondation des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). Ces subventions sont accordées à des chefs de file canadiens en recherche.

 

Six professeurs de l'Université de Montréal font partie des récipiendaires et se partageront une somme de plus de 18 millions $ pour mener à bien leurs recherches.

 

Ces projets de recherche portent tous sur des enjeux en santé touchant de nombreux Canadiens, tels le cancer, les maladies neurologiques, le diabète, les maladies auto-immunes, les cellules souches, la prévention des maladies liées au stress et les innovations technologiques.

«Le Canada recèle des chercheurs en santé exceptionnels. Nos nouvelles subventions du volet Fondation offriront un soutien stable et à long terme à quelques-uns de ces brillants cerveaux afin qu'ils disposent du temps et des ressources nécessaires pour découvrir de nouveaux moyens de prévenir les maladies, de prendre en charge les maladies chroniques et d'améliorer la prestation des soins de santé», a souligné le Dr Alain Beaudet, président des IRSC, lors de l'annonce des récipiendaires.

Voici les récipiendaires de l'UdeM et leurs programmes de recherche

Frédéric Charron, professeur à la Faculté de médecine et chercheur à l'Institut de recherche clinique de Montréal

Projet de recherche : «Voie de signalisation Shh et développement normal et pathologique du système nerveux»

(Shh signaling in normal and pathological nervous system development)

Le Dr Frédéric Charron est un expert de la voie de signalisation Sonic hedgehog (Shh) et des pathologies qui y sont associées. Au cours du développement embryonnaire, cette voie joue plusieurs rôles dans la formation du système nerveux. En particulier, le Dr Charron étudie les mécanismes moléculaires sous-jacents au rôle de cette voie de signalisation dans la prolifération et la spécification du destin cellulaire durant le développement du système nerveux, ainsi que dans le contrôle du guidage des axones vers leur cible. Lorsque déréglés, ces phénomènes sont à la base de plusieurs pathologies, telles que le médulloblastome, l'holoprosencéphalie, et des défauts de branchement du système nerveux. Les travaux de recherche fondamentaux du Dr Charron sont complémentés par des études sur les mécanismes moléculaires qui donnent lieu à ces maladies.

 

Pascale Lehoux, professeure à l'École de santé publique de l'UdeM et chercheuse à l'Institut de recherche en santé publique de l'UdeM

Projet de recherche : «Innovation responsable en santé : conception de technologies pour des systèmes de santé durables»

(Responsible innovation in health: Designing technologies for sustainable healthcare systems)

Les technologies émergentes en santé exigent des compétences évoluées et entraînent souvent des inégalités sur le plan de l'accès. De plus, leur développement est de plus en plus coûteux. L'objectif du présent programme consiste à effectuer de la recherche programmatique sur la conception, le financement et la commercialisation d'innovations responsables en santé. Pour être considérée comme responsable, une innovation en santé doit être abordable, pertinente et favoriser la durabilité des systèmes de santé en proposant des solutions à leurs principaux problèmes, dont la satisfaction des besoins d'une population vieillissante et des patients souffrant d'une maladie chronique, et l'atténuation des disparités.

 

Sonia Lupien, professeure à la Faculté de médecine et chercheuse à l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal

Projet de recherche : «Le stress et le pouvoir des autres : générer de nouvelles connaissances et les transformer en programmes de sensibilisation efficaces»

(Stress and the Power of Others : Generating New Knowledge and Translating it Into Successful Education Programs)

Si l'on demande à des personnes de tous âges si elles savent ce qu'est le stress, elles répondent toutes par l'affirmative. Pourtant, plus de 500 000 Canadiens s'absentent du travail ou de l'école chaque semaine en raison de problèmes de santé physique ou mentale liés au stress. Il apparaît donc évident que les Canadiens ont besoin d'être mieux informés sur la nature et le fonctionnement du stress, de même que sur les façons de prévenir ses effets sur la santé physique et mentale. Le présent programme de recherche vise à comprendre quels facteurs, parmi ceux qui entrent en jeu dans nos interactions avec les autres, sont associés à l'augmentation des glucocorticoïdes. Il vise également à améliorer les programmes de sensibilisation afin d'aider les gens à définir le stress, à en reconnaître les signes et à y réagir.

 

Marc Prentki, professeur à la Faculté de médecine et chercheur au Centre de recherche du Centre hospitalier de l'UdeM

Projet de recherche : «Métabolisme des lipides, sécrétion de l'insuline et homéostasie de l'énergie»

(Lipid metabolism, insulin secretion and energy homeostasis)

Le diabète de type 2 et l'obésité sont des maladies multifactorielles qui sont notamment associées au dysfonctionnement des îlots pancréatiques, du foie et des tissus adipeux, à l'insulinorésistance et à des complications cardiométaboliques. Les traitements actuels ne s'attaquent qu'à une facette de ces maladies à la fois, ce qui entraîne souvent l'échec du traitement à long terme. Il est souhaitable de trouver des cibles qui permettraient la correction simultanée de ces dérèglements multiples au moyen d'une seule intervention thérapeutique. Le présent programme de recherche porte sur le rôle de deux nouveaux enzymes du cycle glycérolipides/acides gras, ABHD6 et G3PP, et du monoacylglycérol dans la régulation de la sécrétion et de l'action de l'insuline, le brunissement du tissu adipeux et l'homéostasie de l'énergie.

 

Guy Sauvageau, professeur à la Faculté de médecine et chercheur à l'Institut de recherche en immunologie et cancérologie

Projet de recherche : «Interrogation chimique et génétique de l'autorenouvellement des CSH chez l'humain : vers des greffes de sang de cordon ombilical optimales».

(Chemical and Genetic Interrogation of Human HSC Self-Renewal: Towards Optimal Cord Blood Grafts)

La transplantation de cellules souches et progénitrices hématopoïétiques provenant d'un donneur HLA compatible permet la guérison de plusieurs maladies hématologiques. En cas d'incompatibilité HLA entre le patient et le donneur, la greffe de sang de cordon ombilical se révèle une solution idéale en raison de l'immaturité du système immunitaire. Comme le nombre de cellules est insuffisant pour l'adulte dans la plupart des greffes de sang de cordon ombilical, la multiplication des cellules souches et progénitrices hématopoïétiques présente un grand intérêt. Bien que les principaux réseaux responsables de la régulation de l'autorenouvellement des cellules souches embryonnaires chez la souris soient bien connus, ceux participant au renouvellement des cellules souches (hématopoïétiques) chez l'adulte demeurent méconnus. Le présent programme de recherche vise à cartographier et à disséquer les réseaux d'autorenouvellement des CSH chez l'humain en vue de permettre une greffe de sang de cordon ombilical possédant les caractéristiques idéales.

 

André Veillette, professeur à la Faculté de médecine et chercheur à l'Institut de recherche clinique de Montréal

Projet de recherche :  «Études génétiques et moléculaires de l'activation des lymphocytes, de l'immunodéficience et de l'auto-immunité»

(Genetic and molecular studies of lymphocyte activation, immunodeficiencies and autoimmunity)

Le programme du docteur Veillette vise à mieux comprendre les molécules et cascades signalétiques impliquées dans la réponse immune normale et dans des maladies telles les immunodéficiences primaires, les maladies auto-immunes, les leucémies et les lymphomes. Ses travaux porteront surtout sur les molécules appartenant aux familles SLAM et SAP de même que sur des récepteurs tels CD226 et TIGIT. Les travaux du docteur Veillette pourraient mener au développement de nouveaux traitements pour les maladies impliquant les cellules du système immunitaire.

À propos des IRSC

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont l'organisme du gouvernement du Canada chargé d'investir dans la recherche en santé. Leur objectif est de créer de nouvelles connaissances scientifiques et d'en favoriser l'application en vue d'améliorer la santé, d'offrir de meilleurs produits et services de santé, et de renforcer le système de soins de santé pour les Canadiens. Composés de 13 instituts, les IRSC offrent leadership et soutien à plus de 13 700 chercheurs et stagiaires en santé dans tout le Canada.