Redonner le sourire aux gens, de Rio à Montréal en passant par Hiroshima

  • Forum
  • Le 3 septembre 2015

  • Martin LaSalle
Clarice Nishio.

Clarice Nishio.

Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

La minutie est un caractère inné de Clarice Nishio, professeure en orthodontie, qui souhaite transmettre à ses étudiants la passion de la profession et du service au patient.

Bien qu'elle ne parle français que depuis trois ou quatre ans, Clarice Nishio s'exprime très bien dans la langue de Molière, avec un charmant accent... portugais du Brésil, où elle est née.

Arrivée à l'Université de Montréal en 2008 pour y entreprendre un postdoctorat en biologie cellulaire, la nouvelle professeure adjointe du Département de santé buccale est titulaire d'un doctorat en médecine dentaire et d'un autre en orthodontie faits à Rio de Janeiro. Elle a ensuite effectué un séjour à l'Université d'Hiroshima, au Japon (que ses grands-parents ont quitté pour émigrer au Brésil), à titre de chercheuse invitée, avant de venir à Montréal.

Outre ses études postdoctorales, Clarice Nishio a obtenu une maîtrise en orthodontie de l'UdeM afin de pouvoir devenir membre de l'Ordre des dentistes du Québec et de pratiquer la discipline.

«Je suis tombée amoureuse de Montréal... malgré l'hiver, rigole-t-elle. J'aime son charme, son côté européen et latin!» De plus, Montréal lui permet de satisfaire sa passion pour le football américain et d'encourager tant les Alouettes que les Carabins!

Affectionnant la vie universitaire, Clarice Nishio souhaite transmettre, aux étudiants à la maîtrise qu'elle supervise, la passion de la profession, mais aussi l'envie de concevoir de nouveaux procédés qui combinent la recherche fondamentale et la pratique de la médecine dentaire.

Son terrain de prédilection en recherche est la physiologie du remodelage osseux associée au domaine de la biomécanique orthodontique, de même que la santé et le remodelage parodontaux.

«Ce qui me plaît dans mon travail, c'est de contribuer à redonner le sourire aux gens; cela requiert de grandes habiletés manuelles et une forte propension à la minutie. J'aime travailler dans un esprit de service au patient auquel on procure un bienfait à la fois physique et psychologique», conclut celle qui, à temps «perdu», suit un cours de joaillerie pour fabriquer ses propres bijoux... minutieusement!