Un donneur d'organes peut sauver trois vies

En 5 secondes

Le directeur général de Transplant Québec rappelle qu'un seul donneur d'organe peut sauver trois vies.

Environ 1000 personnes sont actuellement en attente d'une greffe d'organe au Québec. Au mieux, on parviendra à greffer la moitié d'entre elles au cours des 12 prochains mois et, malheureusement, on constatera de trop nombreux décès.

«Le don d'organes est un investissement humain, social et économique», martèle Louis Beaulieu, directeur général de Transplant Québec et diplômé de l'Université de Montréal. Un donneur peut donner jusqu'à huit organes : le cœur, les deux poumons, le foie, les deux reins, le pancréas et les intestins, précise t- il. On réussit à prélever 3,75 organes en moyenne pour chaque donneur, ce qui constitue autant de vies sauvées. «Chaque greffe de rein permet aussi d'économiser annuellement au moins 40 000 $, soit le coût d'une dialyse.»

Avec 20 donneurs pour chaque tranche de un million d'habitants, le Québec figure dans le peloton de tête des provinces canadiennes. «C'est toutefois bien en deçà des États-Unis et de l'Espagne, où l'on dénombre respectivement 25 et 34 donneurs par million d'habitants», ajoute-t-il.

Bon an, mal an, on prélève des organes d'un seul donneur décédé sur 100. Pour devenir donneur, il suffit de s'inscrire dans l'un des registres québécois de dons d'organes ou de signer le verso de sa carte d'assurance maladie. Mais il est également préférable d'en aviser sa famille. «Lorsque survient un décès, les proches sont en état de choc et chaque heure perdue à attendre la décision de la famille compromet un peu plus la transplantation dans les meilleures conditions», renchérit M. Beaulieu.

En raison de l'étendue du territoire québécois, la logistique est un défi de taille. «Nous travaillons en étroite collaboration avec différents établissements d'enseignement, dont les facultés de médecine, de sciences infirmières et l'École de santé publique de l'Université de Montréal, où nos partenaires sont déterminés à faire avancer les choses», conclut Louis Beaulieu.