Santé et sécurité : de nouvelles mesures de prévention

Le risque d’exposition à la rage touche quelque  800 personnes qui sont en contact avec des animaux à la Faculté de médecine vétérinaire à Saint-Hyacinthe. Ils  auront la possibilité d’être vaccinés directement sur le campus.

Le risque d’exposition à la rage touche quelque 800 personnes qui sont en contact avec des animaux à la Faculté de médecine vétérinaire à Saint-Hyacinthe. Ils auront la possibilité d’être vaccinés directement sur le campus.

Crédit : Marco Langlois.

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Plus de 2000 employés et étudiants dont l’environnement de travail ou d’études présente certains risques bénéficieront d’un nouveau programme de santé élaboré par l’Université de Montréal.

Un nouveau programme de santé institutionnel axé sur des mesures de prévention est mis en œuvre depuis janvier dernier à l'UdeM et touchera plus de 2000 personnes – employés et étudiants – dont l'environnement de travail ou d'études présente certains risques. Découlant en partie des nouvelles exigences incluses dans la Loi sur les agents pathogènes humains et les toxines ainsi que des obligations de l'Université au regard de la Loi sur la santé et la sécurité du travail, le programme dépasse les simples enjeux légaux.

Créé en début d'année par la Direction de la prévention et de la sécurité, ce programme vise essentiellement à améliorer la protection des membres de l'Université qui peuvent être exposés à des pathogènes humains et à des toxines, à certains types de laser, à des matières volatiles nocives ou à un environnement susceptible de menacer la santé auditive.

«Concrètement, des examens périodiques pourront être faits pour détecter de manière précoce les dommages oculaires découlant de l'utilisation d'un laser, tandis que les travailleurs soumis à un environnement bruyant bénéficieront d'un suivi de leur santé auditive. Aussi, des séances de vaccination seront proposées pour permettre à des individus de s'immuniser contre certaines maladies», indique Suzanne Deguire, coadministratrice du programme de santé.

Par exemple, le risque d'exposition à la rage touche un bassin d'environ 800 personnes qui sont en contact avec des animaux à la Faculté de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe. Elles auront la possibilité d'être vaccinées directement sur le campus.

«Au-delà de cet exemple particulier, on souhaite faciliter l'accès à différents services de santé (audiologie, ophtalmologie, etc.), adapter l'offre aux besoins des individus et de leur environnement de travail ou d'études et, finalement, assurer un suivi adéquat», précise Frédéric Champagne, coadministrateur du programme de santé.

Les employés et les étudiants visés par le programme de santé seront graduellement informés des services qui seront mis à leur disposition.