Êtes-vous techno enthousiaste?

  • Forum
  • Le 27 octobre 2015

  • Dominique Nancy, Bruno Girard
Crédit : Thinkstock

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Qu’elles soient médicales ou du domaine de l’information et de la communication, les technologies sont devenues un enjeu primordial dans nos sociétés.

Êtes-vous techno enthousiaste? C’est la question que Forum a posée à trois professeurs de l’Université de Montréal. «En raison de ma formation en design industriel, j’adore les objets bien conçus et bien pensés avec des modes de fabrication optimisés, signale Pascale Lehoux, professeure au Département d’administration de la santé. Mais, depuis que je travaille dans le domaine de la santé sur les nouvelles technologies médicales, je constate que ça ne marche pas du tout.»

Qu’est-ce qui ne marche pas? «On a présentement des technologies qui coûtent trop cher et qui augmentent notre dépendance aux soins spécialisés, ce qui accroît les inégalités dans l’accès aux soins de santé», affirme la chercheuse.

Qu’elles soient médicales ou du secteur de l’information et de la communication, les technologies sont devenues un enjeu primordial dans nos sociétés. Aujourd’hui, tout est connecté et l’information est facilement accessible. «Les technologies permettent d’être beaucoup plus efficace», note David Décary-Hétu. Toutefois, cette performance ne se limite pas au monde réel, comme l’a constaté le professeur de l’École de criminologie. Fraudeurs et trafiquants de tout acabit ont déjà envahi Facebook, Twitter et Myspace. «Ça leur permet d’entrer en contact avec d’éventuels clients, dit-il. Les délinquants utilisent les forums de discussion pour négocier et vendre leurs services illicites.»

Selon le professeur Vincent Gautrais, de la Faculté de droit, notre capacité à nous adapter aux changements qu’apportent les nouvelles technologies déterminera notre succès à relever les défis de demain. «Nous avons d’autres choix que celui de maîtriser et humaniser ces technologies», estime ce spécialiste du droit de la sécurité et des affaires électroniques. Critique à l’égard de certaines de leurs utilisations ‒ par exemple les drones «tueurs» ‒, il rappelle que «l’intégration des technologies comporte des gains et des pertes et qu’il faut être en mesure de les évaluer».

Pascale Lehoux
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