Enseignement du français langue seconde : le certificat maintenant axé sur la culture francophone et le marché du travail

  • Forum
  • Le 13 novembre 2015

  • Martin LaSalle
Le nouveau certificat de français langue seconde, offert dès janvier 2016 à l'UdeM, sera davantage ancré dans la culture québécoise et sera mieux adapté aux besoins exprimés par les étudiants.

Le nouveau certificat de français langue seconde, offert dès janvier 2016 à l'UdeM, sera davantage ancré dans la culture québécoise et sera mieux adapté aux besoins exprimés par les étudiants.

Crédit : Yves Lacombe

En 5 secondes

Le nouveau certificat de français langue seconde, offert dès janvier 2016 à l'UdeM, sera davantage ancré dans la culture québécoise et sera mieux adapté aux besoins exprimés par les étudiants.

C'est un certificat de français langue seconde plus ancré dans la culture québécoise et mieux adapté aux besoins exprimés par les étudiants qu'offrira, dès janvier 2016, la Faculté de l'éducation permanente (FEP) de l'Université de Montréal. Le nouveau libellé du programme d'études évoque d'ailleurs ce tournant : il porte désormais le nom de «Certificat de français langue seconde : culture, études et travail».

Des cours de français langue seconde sont offerts depuis 1945 à l'UdeM. Le certificat de français langue seconde a été créé en 2000 et il a subi des modifications mineures au fil des ans.

«Dans le cadre du processus de gestion de la qualité de notre programme amorcé en 2012, nous avons constaté que le temps était venu d'en modifier la structure et le contenu afin de mieux répondre aux aspirations formulées par les étudiants», affirme Biba Fakhouri, directrice de l'École de langues de la FEP.

Outre l'autoévaluation continue effectuée par la faculté et celle réalisée parmi des chargés de cours et des experts externes, une consultation a été menée auprès des étudiants afin de connaître leurs attentes et besoins à l'égard du programme de certificat.

«Les étudiants souhaitent que les cours leur permettent d'en apprendre davantage sur la culture québécoise et sur la francophonie, en plus de mieux les préparer à poursuivre leurs études ou à s'intégrer plus facilement au marché du travail», indique Mme Fakhouri.

Culture québécoise et francophonie

Sur le plan du contenu, de nouveaux cours traiteront des aspects de la culture québécoise de même que de la francophonie canadienne et internationale.

Ainsi, les étudiants suivront des cours d'introduction à la culture québécoise, d'autres relatifs à la compréhension de textes littéraires québécois et francophones, ainsi que des cours de langue axés sur l'interculturalisme.

«Une langue véhicule toujours une réalité socioculturelle puisée dans son environnement immédiat, fait remarquer Mme Fakhouri. Le français, en tant que langue vivante, doit être enseigné dans son contexte québécois et canadien, tout en favorisant une ouverture sur la francophonie internationale et le monde en général.»

Autre nouveauté : à compter de l'automne 2016, des cours de français de spécialité seront également offerts dans les domaines du droit, de la médecine et de l'administration afin d'aider les étudiants de ces disciplines à se préparer aux examens des ordres professionnels.

De plus, d'autres cours aborderont la compréhension des textes scientifiques et la communication en contexte professionnel.

  • Biba Fakhouri, directrice de l'École de langues de la Faculté de l'éducation permanente de l'UdeM.

    Crédit : Amélie Philibert.

Un certificat plus «robuste»

Le certificat comporte toujours 30 crédits, mais les conditions pour y être admis et pour recevoir son diplôme ont été rehaussées. Certains cours sont désormais obligatoires et la progression de chacun des étudiants sera suivie.

«Nous avons déterminé les compétences linguistiques que les étudiants doivent posséder avant d'être admis dans le programme, précise la directrice de l'École de langues de la FEP. Par ailleurs, ceux qui désirent enseigner le français langue seconde à l'École de langues devront être titulaires d'une maîtrise en didactique du français langue seconde ou étrangère et avoir effectué 1000 heures de cours, en plus d'avoir une expérience en enseignement et de connaître les approches communicatives.»

«La nouvelle mouture de ce programme de certificat contribuera au rayonnement de notre école de langues et permettra à l'Université de Montréal de demeurer un chef de file en matière d'enseignement du français langue seconde», conclut Biba Fakhouri.