Quatre Carabins se confient avant la finale de la Coupe Vanier

En 5 secondes

Nous avons rencontré des membres de l'équipe à leur dernier entraînement à Montréal, à quelques heures de la finale, afin de recueillir leurs impressions.

L'équipe de football des Carabins tentera de conserver son titre de championne nationale à la finale de la Coupe Vanier à Québec ce samedi 28 novembre. Nous avons rencontré des membres de l'équipe à leur dernier entraînement à Montréal, à quelques heures de la finale, afin de recueillir leurs impressions.

Fabrice Raymond

Entraîneur des demis défensifs

Vous êtes vous-même un ancien joueur de football...

J'ai joué dans l'équipe du Cégep du Vieux-Montréal, puis j'ai obtenu une bourse d'études de l'Université de Central Michigan. Je suis revenu à Montréal après mes études et je suis à l'UdeM depuis trois ans.

Et le métier d'entraîneur?

J'adore ça. Pour un ancien joueur comme moi, préparer les jeunes à jouer contre une autre équipe me permet de continuer à compétitionner.

Quel est votre style en tant qu'entraîneur?

Je laisse mes joueurs s'exprimer. Quand on regarde la tertiaire, on voit que les gars sont tous un peu différents, ce ne sont pas des robots. Ils ont tous leur style et j'encourage cette individualité, mais au sein d'un ensemble.

La préparation pour une finale est-elle différente lorsqu'on est champion en titre?

Il y a des visages différents dans notre équipe, mais le travail est pareil. Comme l'année passée, on va affronter une équipe qu'on ne connaît pas du tout. On doit visionner beaucoup de vidéos pour décortiquer ce qu'elle fait afin d'avoir un plan de match contre elle.

La pression est-elle plus forte cette année?

On ressent toujours une pression parce qu'on veut toujours gagner. Quand tu t'es rendu en finale, aussi bien finir le travail!

Qu'est-ce qui vous manquait le plus lorsque vous habitiez au Michigan?

La cuisine de ma mère

Pierre-Olivier Breault

Entraîneur adjoint des demis défensifs, étudiant en kinésiologie

Ce changement va affecter les champs disponibles dans le formulaire. Voulez-vous sauver maintenant afin de pouvoir rafraichir l'écran ?

C'est Danny [Maciocia] qui m'a proposé de devenir entraîneur à la fin de la dernière saison. J'ai été entraîneur bénévole à mon école secondaire et Danny savait qu'avec mes études en kinésiologie je souhaitais travailler dans le domaine de l'entraînement. Et ça reste que le football est mon sport préféré, alors je suis toujours content de passer bien des heures ici!

Comment s'est déroulée cette première année comme entraîneur adjoint?

J'avais des tâches particulières, mais j'étais aussi là pour apprendre. J'ai constaté ce que c'est qu'un entraîneur professionnel comme Danny. Son expérience est vraiment impressionnante. Apprendre aux joueurs des techniques au football, c'est relativement facile, mais l'expérience, ça ne s'apprend pas.

Comment se vit le stress avant une finale?

Je ne vis pas nécessairement de stress. C'est plutôt de la fébrilité. En tant que joueur, j'avais hâte de jouer avant une finale. Je m'attendais à ce que ce soit différent en tant qu'entraîneur, mais je suis tout autant fébrile pour la partie.

Félix Ménard-Brière

Botteur, étudiant en architecture de paysage

Qu'est-ce qui fait un bon botteur?

Je pense que l'aspect mental y est pour beaucoup. C'est certain qu'il faut de la puissance et de la précision, mais on peut avoir tout ça et flancher au dernier moment si on n'a pas les nerfs solides.

Vous avez également un DEC en architecture...

L'architecture a toujours été une passion, c'est la première chose que j'ai voulu faire dans la vie.

C'est votre deuxième finale de la Coupe Vanier. Comment vous sentez-vous comparativement à l'année dernière?

L'année passée, on était dans l'inconnu et dans le côté spectaculaire de la chose, et on était aussi l'équipe Cendrillon. Mais cette année, on arrive un peu plus confiants, un peu plus terre à terre. On veut encore gagner, c'est certain, mais je pense que le stress joue un moins grand rôle.

C'est important pour vous d'avoir des partisans sur place?

Ce n'est pas tant au moment où j'ai le ballon que ça m'aide, mais dans l'approche du match. Ça m'aide mentalement de savoir que j'ai des gens qui me soutiennent.

Votre famille descend à Québec pour la finale?

Tout le monde.

Gustave Sylvestre

Ligne offensive, étudiant en année préparatoire sciences

Vous avez gagné la Coupe Vanier à votre première année avec les Carabins...

Oui... Un conte de fées!

Cette année, l'équipe est différente...

Il y a beaucoup de joueurs qui sont partis l'année passée, et il y a beaucoup de nouveaux qui ont pris leur place et qui ont une très grande influence sur l'équipe. L'ambiance est donc différente, mais la préparation pour un championnat reste à peu près la même.

Et le stress dans tout ça?

C'est aussi stressant et aussi excitant que l'année dernière.

Aurez-vous des partisans à Québec pour la finale?

J'espère que oui! Ma famille et ma belle-famille y seront.

La barbe est une barbe de Coupe Vanier?

Pas du tout. C'est un style. Mais je pense que c'est une compétition avec mon grand frère...