Défaite crève-cœur des Carabins face aux Thunderbirds d'UBC

  • Forum
  • Le 28 novembre 2015

  • Martin LaSalle
C'est une défaite crève-coeur qu'ont subie les Carabins: un botté de placement exécuté à une seconde de la fin du match a procuré la victoire aux Thunderbirds de l'Université de la Colombie-Britannique.

C'est une défaite crève-coeur qu'ont subie les Carabins: un botté de placement exécuté à une seconde de la fin du match a procuré la victoire aux Thunderbirds de l'Université de la Colombie-Britannique.

Crédit : James Hajjar.

En 5 secondes

Les Carabins se sont inclinés par la marque de 26-23 devant les Thunderbirds de l'Université de la Colombie-Britannique à la 51e finale de la Coupe Vanier le 28 novembre à Québec.

Les Carabins de l'Université de Montréal ont subi une défaite crève-cœur de 26 à 23 au cours d'un duel qu'ils ont âprement disputé face aux Thunderbirds de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC), devant 12 550 spectateurs venus voir la 51e finale de la Coupe Vanier au stade Telus de l'Université Laval le samedi 28 novembre à Québec.

Le match Bleus contre Bleus mettait aux prises deux équipes ayant une fiche de neuf victoires et deux défaites cette saison – incluant les séries – et il s'est conclu à une seconde de la fin, lorsque UBC a effectué le botté gagnant.

Sur le banc des Carabins, les têtes se sont inclinées et la déception était palpable : plusieurs joueurs étaient en pleurs dans les instants qui ont suivi le coup de sifflet final.

«Nous avons tout donné, mais ça ne s'est pas terminé comme on l'aurait voulu», a commenté le receveur Régis Cibasu. «Nous sommes revenus en force à la deuxième demie, mais UBC a effectué quelques jeux de plus qui ont fait la différence», a renchéri le joueur de ligne défensive Junior Luke.

Pour sa part, le botteur Félix Ménard-Brière a confié que la défaite est dure «parce que les gars ont fait tout ce qu'ils pouvaient, et c'est dur aussi pour les joueurs dont c'était la dernière année sur le circuit».

C'était notamment le cas pour le quart-arrière Gabriel Cousineau, qui met un terme à une carrière de cinq ans avec les Bleus. «Nous avons perdu, mais nous nous sommes battus jusqu'à la fin et on a eu du plaisir, a-t-il dit. Je suis fier de notre équipe et je serai un Carabin pour toujours : être Carabin m'a fait devenir un homme et je remercie les entraîneurs et le personnel du programme.»

L'entraîneur-chef Danny Maciocia a tenu à «donner le crédit aux Thunderbirds, qui méritaient de gagner. Nous avons de quoi être fiers de ce que nous avons accompli cette année et nous continuerons l'an prochain», a-t-il soutenu en confiant qu'il n'a «jamais vécu de défaite qui ne fait pas mal».

Pour la directrice des programmes sportifs à l'UdeM, Manon Simard, «notre équipe part la tête haute parce que nos joueurs et nos entraîneurs sont travaillants, résilients et forts devant l'adversité, comme ils l'ont démontré pendant toute l'année».

Elle a d'ailleurs indiqué qu'une deuxième participation de suite à la Coupe Vanier représente un exploit à souligner. «Malgré plusieurs départs survenus après la victoire en 2014, la transition a été formidable et les recrues se sont rapidement adaptées grâce au bon travail des entraîneurs», a-t-elle insisté.

Une première demie à l'avantage d'UBC

Premiers à recevoir le ballon en début de match, les Thunderbirds donnent le ton en marquant trois points avec un botté de précision effectué par Quinn van Gylswyk. Celui-ci récidive à la deuxième possession d'UBC, qui prend les devants 6 à 0.

De leur côté, les Carabins peinent à avancer sur l'échiquier. Outre une belle poussée de 25 verges à leur deuxième possession, ils ne parviennent pas à inscrire de points. Et, juste avant la fin du premier quart, une passe de Gabriel Cousineau est interceptée et amène les Thunderbirds à 20 verges des buts des Carabins. L'Université de la Colombie-Britannique profite de l'occasion : Davis Marcus (numéro 5) marque un touché sur une passe du quart-arrière Michael O'Connor. Avec la transformation réussie, la marque est de 13-0.

Le deuxième quart s'amorce à l'avantage des Thunderbirds : quelques jeux spectaculaires en offensive leur permettent de prendre une avance de 16 à 0.

Une interception réalisée par Jonathan Boissonneault-Glaou à la ligne de 29 des Thunderbirds redonne toutefois espoir aux Carabins, qui en profitent pour compter avec une passe de touché captée par le receveur Guillaume Paquet. La marque est alors de 16 à 7.

Les Thunderbirds effectuent ensuite une remontée de terrain jusqu'aux portes des buts de Montréal. Mais ils ratent une feinte de botté de placement et les Carabins reprennent le ballon. Régis Cibasu fait une attrapée qui mène les Bleus à la ligne de 47 d'UBC, avec seulement 20 secondes à jouer en première demie. À 11 secondes, Samuel Nadeau-Piuze capte le ballon à la ligne de 30, avant que le quart-arrière Gabriel Cousineau coure jusqu'à la ligne de 3. Il reste deux secondes à jouer et David Deschamps clôt la première demie du match avec un botté de précision qui réduit le déficit des Carabins. C'est alors 16-10.

Une fin de match enlevante

Au troisième quart, les Thunderbirds franchissent 44 verges en quelques jeux et marquent un majeur pour creuser l'avance 23 à 10.

Les Bleus reprennent le ballon et Guillaume Paquet attrape cinq passes dans une séquence qui leur permet de ramener le pointage à 23-13.

La défensive des Carabins oblige ensuite UBC à dégager. Reprenant possession du ballon, Gabriel Cousineau réussit deux passes spectaculaires, dont une de 34 verges attrapée par Louis-Mathieu Normandin. Les Carabins inscrivent trois points avec un autre placement de David Deschamps. À la fin du troisième quart, un seul touché sépare les deux équipes. C'est 23 à 16.

Puis, Samuel Nadeau-Piuze nivelle la marque 23 à 23 avec un touché. Mais, malgré les efforts déployés par leur défensive, les Bleus ne parviennent pas à bloquer le botté qui a donné la victoire à l'Université de la Colombie-Britannique à une seconde de la fin du match.

Les Thunderbirds repartent donc avec la coupe Vanier, eux qui l'an dernier avaient une fiche peu reluisante de deux victoires et six défaites. Cette année cependant, ils ont renversé la vapeur et terminé la saison avec six gains et deux défaites, en grande partie grâce à l'arrivée en janvier de l'entraîneur-chef Blake Nill, qui est passé maître dans l'art de redresser des programmes de football.

Réactions des Carabins sur le terrain après leur défaite crève-coeur
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