Cancer du cerveau : formation d'une équipe de recherche d'élite pancanadienne sur les cellules souches

Une équipe de chercheurs pancanadienne recevra 11,7 M$ pour la recherche sur les cellules souches afin de mettre en échec le cancer du cerveau.

Une équipe de chercheurs pancanadienne recevra 11,7 M$ pour la recherche sur les cellules souches afin de mettre en échec le cancer du cerveau.

Crédit : Thinkstock.

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Une équipe de chercheurs pancanadienne recevra 11,7 M$ pour la recherche sur les cellules souches afin de mettre en échec le cancer du cerveau.

La formation d'une équipe de recherche d'élite pancanadienne sur les cellules souches a été annoncée aujourd'hui. Baptisée «Équipe de rêve», elle est composée des meilleurs scientifiques canadiens pionniers de la recherche sur les cellules souches.

Son mandat est de mener une nouvelle offensive contre les cancers du cerveau chez les enfants et les adultes en utilisant des technologies de profilage génomiques et moléculaires afin de se concentrer sur les cellules souches qui entraînent la croissance des tumeurs. Michael Tyers, chercheur à l'Institut de recherche en immunologie et en cancérologie de l'Université de Montréal, fait partie de cette équipe.

Le financement de 11,7 M$ sur quatre ans est assuré par Stand Up To Cancer Canada (SU2C), Génome Canada, les Instituts de recherche en santé du Canada, le Consortium sur les cellules souches du cancer et l'Institut ontarien de recherche sur le cancer, qui versera jusqu'à 1,2 M$ pour des essais cliniques en Ontario. L'American Association for Cancer Research International – Canada est le partenaire scientifique de SU2C Canada.

«Les tumeurs cérébrales ne sont pas aussi communes que de nombreuses autres formes de cancer, mais elles sont dévastatrices, surtout lorsqu'elles apparaissent à un très jeune âge, a déclaré Phillip A. Sharp, lauréat du prix Nobel de physiologie ou médecine en 1993, professeur au David H. Koch Institute for Integrative Cancer Research du Massachusetts Institute of Technology et coprésident du comité consultatif scientifique de Stand Up To Cancer Canada. L'Équipe de rêve apportera de nouvelles perspectives à la recherche sur le cancer du cerveau, qui a été un domaine sous-financé.»

Des cellules souches dans les tumeurs cérébrales (CSTC) ont été découvertes. Bien qu'elles soient semblables aux cellules souches des nerfs qui se multiplient durant le développement normal du cerveau, les CSTC ont une programmation anormale qui entraîne la récidive tumorale et la résistance aux médicaments. L'Équipe de rêve a pour objectif de comprendre les anomalies dans les CSTC de façon à se servir de ces failles pour mettre au point de nouveaux médicaments efficaces contre les cancers du cerveau.

L'équipe de chercheurs a élaboré une approche en trois volets afin de cibler les cellules souches cancéreuses du cerveau qui résistent aux traitements et favorisent la croissance des tumeurs. Dans un premier temps, les chercheurs effectueront une analyse des CSTC prélevées sur 70 glioblastomes ou épendymomes et produites en laboratoire. Les membres de l'Équipe utiliseront une technologie de pointe pour comprendre toutes les caractéristiques biologiques de ces cellules, depuis les changements dans leurs codes génétiques jusqu'aux programmes épigénétiques qui font que les gènes fonctionnent ou ne fonctionnent pas et aux modifications dans la manière dont les cellules métabolisent les substances nutritives.

Par la suite, l'Équipe de rêve examinera les éléments chimiques recueillis sur ces mêmes CSTC pour trouver de nouveaux médicaments et des combinaisons de médicaments qui pourraient être efficaces contre ces cellules. Finalement, les chercheurs mettront à l'essai cinq médicaments qui se sont révélés très prometteurs dans des tests effectués sur des souris de laboratoire pour désigner quels médicaments ou combinaisons de médicaments pourraient détruire les glioblastomes ou épendymomes. L'Équipe de rêve espère commencer les essais cliniques de nouveaux médicaments contre le cancer du cerveau au cours des troisième et quatrième années du financement de la recherche.