Les bibliothèques arrachent une grande victoire dans l'accès aux périodiques

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Grâce à la ténacité de leur directeur général, Richard Dumont, les bibliothèques de l’Université de Montréal retrouvent, pour un tarif satisfaisant, l’accès aux périodiques de John Wiley & Sons.

Les bibliothèques de l'Université de Montréal ont obtenu le rétablissement des accès à la collection complète des périodiques de John Wiley & Sons dans le cadre d'une entente avec l'éditeur.

Le nombre de périodiques de cet éditeur passe ainsi de 377 à 1646. Il s'agit d'une bonification importante : la consultation sur les périodiques tenue l'an dernier a démontré que 542 titres de cette collection sont essentiels aux collections des bibliothèques de l'UdeM.

L'entente, d'une durée de deux ans, prévoit l'accès au grand ensemble pour un prix analogue à celui payé l'an dernier pour 377 abonnements individuels.

Richard Dumont, directeur général des bibliothèques, est satisfait de l'entente, qu'il qualifie de victoire : «Les bibliothèques de l'UdeM paient encore plus cher que leurs homologues de l'Université McGill pour ce grand ensemble de périodiques. J'aurais bien sûr préféré la parité, mais je considère que nous sommes arrivés à un bel équilibre entre l'aspect financier et les intérêts de notre communauté. Grâce aux négociations que nous avons menées avec John Wiley & Sons, le montant que nous économiserons annuellement est tout de même dans les six chiffres, une nette amélioration par rapport à la situation de 2013, preuve de l'ouverture de l'éditeur.»

Cela fait plusieurs années que l'Université de Montréal est au cœur d'une bataille qui vise la réduction des coûts exorbitants que les éditeurs de revues savantes imposent aux universités.

Ces éditeurs ont regroupé les périodiques en grands ensembles, dont les coûts ont grimpé quatre fois plus rapidement que l'inflation depuis 1988. Cela revient à dire que les universités paient à prix d'or certains périodiques qu'elles ne veulent pas et qu'elles ne peuvent s'offrir certains titres dont leur communauté aurait besoin. D'où la nécessité pour une bibliothèque de défaire un grand ensemble afin de sélectionner les revues qu'elle désire. Mais les éditeurs, sans refuser officiellement la sélection de titres individuels, exigent des tarifs démesurés pour ce type d'abonnement.

L'entente annoncée ici permet donc le retour de l'accès à l'ensemble de la collection Wiley.

Pour en savoir plus sur les démarches des bibliothèques de l'UdeM visant à remanier leur offre de périodiques : Collections : nouvelle ère.