La chanteuse Marie-Jo Thério participe à la Francofête de l'UdeM

  • Forum
  • Le 14 mars 2016

  • Mathieu-Robert Sauvé

En 5 secondes

Trois voix du Canada français, Marie-Jo Thério, Micheline Marchildon et Jean-Benoît Nadeau, participent à un échange à la Francofête de l'UdeM.

L'Acadienne Marie-Jo Thério participera à un échange sur la langue française à l'occasion de la Francofête 2016, le 23 mars, en compagnie du journaliste Jean-Benoît Nadeau et de la comédienne franco-manitobaine Micheline Marchildon.

Son spectacle intitulé «On a tous une Lydia Lee», qui fait un arrêt à Montréal ce printemps, relate sa quête pour en apprendre plus sur l'une de ses tantes devenue chanteuse en Nouvelle-Angleterre dans les années 20. «En entendant sa voix sur un vieil enregistrement, j'ai eu envie de suivre les traces de cette femme que je n'ai pourtant jamais connue, mais qui a certainement tatoué un peu de ma propre fibre», explique l'artiste sur son site Web.

Une aventure qui colle bien au thème des célébrations qui ont lieu du 16 au 24 mars : «Une langue vivévante dans les Amériques». «Pour de nombreux Québécois, la francophonie mondiale est concentrée en Europe et en Afrique. Nous sommes là pour rappeler que les Amériques comptent 33 millions de francophones. Avec 11 millions de locuteurs du français, il y a plus de francophones aux États-Unis qu'au Canada», signale Flavie-Isabelle Hade, au cours d'un entretien téléphonique de l'Amérique latine. Au Costa Rica, mentionne la coordonnatrice à la programmation au Centre de la francophonie des Amériques, l'enseignement du français comme langue seconde est encore obligatoire au secondaire. Une formation qui était donnée encore récemment dans les écoles du Brésil et du Portugal.

Trois pratiques du français

L’idée de réunir ces trois voix du français au Canada vient du Centre de la francophonie des Amériques. La première, originaire de Shédiac, au Nouveau-Brunswick, a remporté le prix Félix-Leclerc de la chanson aux Francofolies de Montréal en 1996. Elle a chanté à Madagascar, en Bosnie, au Vietnam, en France et au Sénégal, et s'est fait connaître, notamment, par son interprétation magistrale de la chanson Évangéline. Auteur, journaliste et chroniqueur au Devoir, Jean-Benoît Nadeau s'intéresse au français sous toutes ses formes et mène avec sa femme, la journaliste Julie Barlow, une grande recherche sur les langues. Ils ont publié La grande aventure de la langue française et The Story of Spanish.

Dans sa chronique du 29 février, Jean-Benoît Nadeau dénonçait la décision d'Agropur d'engager deux vice-présidents unilingues anglophones. «La langue française est une importante langue d'affaires, de science, d'industrie, de commerce. Elle constitue un véritable espace de mondialisation. C'est aussi la langue internationale la plus enseignée dans le monde ‒ moins que l'anglais, certes, mais davantage que l'espagnol et le mandarin», affirmait-il.

Moins connue au Québec que les deux autres, Micheline Marchildon est pourtant une habituée des chaînes de télévision canadiennes francophones. Originaire de Winnipeg, au Manitoba, l'actrice, humoriste, comédienne et animatrice a créé la websérie Je me souviens pas, qui se rit de la difficile cohabitation entre les francophones canadiens. Pour avoir droit à sa subvention, son personnage doit coécrire une série avec un Québécois pure laine, ce qui ouvre la porte à des situations désopilantes.

«Nous sommes enchantés d'accueillir trois invités venant de différentes régions du Canada et qui, chacun à leur manière, nous font vivre la beauté de la langue française en écrivant des chansons, des comédies et des textes engagés», commente Francine Blanchard, coordonnatrice des animations linguistiques et des services administratifs au Centre de communication écrite de l'Université de Montréal et responsable de la Francofête à l'UdeM.