Un financement de 3 M$ pour des infrastructures de recherche à l'UdeM

Dans le cadre du concours de juin 2015 du Fonds des leaders John-R.-Evans de la Fondation canadienne pour l'innovation, l'Université de Montréal et ses centres de recherche affiliés ont obtenu plus de trois millions de dollars pour mettre en place des infrastructures de recherche.

Dans le cadre du concours de juin 2015 du Fonds des leaders John-R.-Evans de la Fondation canadienne pour l'innovation, l'Université de Montréal et ses centres de recherche affiliés ont obtenu plus de trois millions de dollars pour mettre en place des infrastructures de recherche.

Crédit : Thinkstock.

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Dans le cadre du concours de juin 2015 du Fonds des leaders John-R.-Evans, l'UdeM et ses centres de recherche affiliés ont obtenu plus de 3M$ pour mettre en place des infrastructures de recherche.

Dans le cadre du concours de juin 2015 du Fonds des leaders John-R.-Evans de la Fondation canadienne pour l'innovation (FCI), l'Université de Montréal et ses centres de recherche affiliés ont obtenu plus de trois millions de dollars pour mettre en place des infrastructures de recherche. Cette somme est attribuée à 80 %, et à parts égales, par la FCI et par le ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation du Québec (programme de soutien à la recherche). Les 20 % restants proviennent de divers autres partenaires. Kirsty Duncan, ministre des Sciences du Canada, a fait l'annonce aujourd'hui des 95 projets financés par le Fonds des leaders John-R.-Evans et répartis dans 26 universités canadiennes. Ce fonds a pour objectif d'aider les universités à attirer et à retenir les meilleurs chercheurs du monde. Sept chercheurs de l'UdeM ont reçu un financement d'infrastructure en ce début d'année 2016.

Sept projets de recherche prometteurs à l'UdeM

Suivre à la trace le développement du cerveau qui permet l'acquisition du langage ou pister des nanomatériaux dans l'environnement ne sont pas des tâches faciles. Ce sont les défis innovants que veulent relever les Drs Anne Gallagher et Kevin Wilkinson, de la Faculté des arts et des sciences de l'Université de Montréal.

En créant une plateforme portable d'imagerie du cerveau qui sera idéale pour une utilisation en milieu pédiatrique, Anne Gallagher compte étudier les désordres du langage chez des enfants normaux et chez ceux qui souffrent d'épilepsie ou de malnutrition. En enrichissant les connaissances de base, il sera possible d'élaborer de meilleures stratégies d'intervention auprès de ces clientèles. La chercheuse du Département de psychologie travaille également au CHU Sainte-Justine, établissement affilié à l'Université de Montréal.

Kevin Wilkinson, du Département de chimie, veut pour sa part accroître et optimiser les processus d'analyse utilisés pour quantifier les nanomatériaux dans des matrices aussi variées que les tissus biologiques, les eaux de surface, les eaux usées et les sols. Le manque de connaissances sur les nanomatériaux représente un obstacle à la compétitivité de plusieurs producteurs du Québec ainsi qu'à la capacité d'évaluation d'Environnement Canada et du Centre d'expertise en analyse environnementale du Québec. Les installations du professeur Wilkinson devraient améliorer la compréhension du risque environnemental des nanomatériaux avec l'objectif à long terme de fournir des produits durables qui provoqueront moins d'effets néfastes chez les êtres humains ou sur l'environnement.

Les cinq autres projets, issus de divers départements de l'UdeM, sont tous regroupés sous un thème stratégique pour l'Université de Montréal : la santé. Le Dr Jean-Philippe Gratton, du Département de pharmacologie, équipera son laboratoire d'un microscope grâce auquel il pourra étudier la biologie des cellules endothéliales et le développement des nouveaux vaisseaux sanguins (angiogenèse). La chercheuse Sonia Cellot, rattachée au Département de pédiatrie et au CHU Sainte-Justine, concevra une plateforme intégrée pour l'étude fonctionnelle des régulateurs épigénétiques dans les leucémies pédiatriques à haut risque. Le Dr Matt Smith, de l'Institut de recherche en immunologie et en cancérologie, étudiera les oncoprotéines RAS, reconnues comme des moteurs de plusieurs cancers. Une meilleure compréhension de leur fonctionnement dans les cellules conduira à la mise au point de stratégies thérapeutiques. Le chercheur Simon Warby, du Département de psychiatrie et du Centre de recherche de l'Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, mettra en place des plateformes informatiques et moléculaires pour la découverte de mécanismes génétiques et de nouvelles cibles médicamenteuses pour les troubles du sommeil. Finalement, la Faculté de pharmacie a acquis deux nouveaux analyseurs de cellules grâce au projet du Dr Yan Burelle.