Je fais l'archéologie des égoportraits

Crédit : Amélie Philibert et Benoît Gougeon

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Dans le cadre de son doctorat, Marina Merlo s'intéresse aux égoportraits, ces photos de soi-même qu’on prend en général avec son téléphone cellulaire ou sa tablette électronique.

Je m'intéresse aux égoportraits, ces photos de soi-même qu'on prend en général avec son téléphone cellulaire ou sa tablette électronique. Phénomène majeur de l'environnement numérique, l'égoportrait a de nombreux ancêtres. Dès les débuts de la photographie, l'artiste aimait se représenter à l'aide du miroir. Et les autoportraits de peintres sont aussi vieux que la peinture elle-même. Mais, pour qu'il y ait égoportrait, il doit y avoir une intention visible sur l'image de se mettre en scène. Cela modifie non seulement l'esthétique du cliché mais également sa charge émotive.

Alors que de nombreux musées organisent des journées de l'égoportrait en début d'année, le Metropolitan Museum of Art a déclaré récemment qu'il s'agissait d'une forme d'art. Pour les visiteurs, c'est une valeur ajoutée qui permet de participer à un mouvement créatif.

Ma thèse porte sur la définition, l'esthétique et l'émotion de l'égoportrait. Après ma soutenance, je compte poursuivre mes recherches au postdoctorat.

Marina Merlo

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Directeur de recherche

Propos recueillis par Mathieu-Robert Sauvé