Éole batifole!

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  • Le 4 avril 2016

  • Mathieu-Robert Sauvé
La femelle faucon pèlerin Spirit a pondu un deuxième œuf dimanche dans son «condo» aménagé par des employés au sommet de la tour de l’UdeM.

La femelle faucon pèlerin Spirit a pondu un deuxième œuf dimanche dans son «condo» aménagé par des employés au sommet de la tour de l’UdeM.

En 5 secondes

Un couple de faucons pèlerins niche dans la tour de l'Université de Montréal. Un œuf pondu le 1er avril annonce la venue au monde d'un 19e fauconneau en 10 ans.

La famille de faucons pèlerins qui a élu domicile dans la tour de l’Université de Montréal s’agrandit pour une 10e année. Spirit, la femelle, qui en est à sa septième portée, a pondu un premier œuf le 1er avril et un second le 3.

«Si la tendance se maintient, elle devrait avoir quatre petits», signale la «marraine» des oiseaux de proie, Ève Bélisle, attachée de recherche au Centre de calcul thermochimique de Polytechnique Montréal. Depuis 2007, Mme Bélisle surveille les rapaces, apportant chaque année une touche de plus à sa technologie de veille; cette année, c’est une diffusion en haute définition sur YouTube.

La couvée, dont on peut suivre l’évolution en direct grâce à une caméra installée au sommet de la tour, résulte d’un accouplement entre la mère et le fils, baptisé Éole. Né au même endroit en 2011, Éole a été vu s’accouplant avec une autre femelle, Ève, près de l’incinérateur des Carrières dans le quartier Rosemont, à Montréal. Quatre fauconneaux sont nés de cette union dans un nid aménagé dans le clocher de l’église Saint-Marc. Or, il a également convolé durant la même saison avec sa mère, Spirit. Celle-ci a élevé trois femelles nées dans son nid et en a adopté une quatrième, sauvée par l’Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie.

Durant l’été, Éole a délaissé Spirit pour se consacrer exclusivement à Ève; un nouveau prétendant, qu’on a nommé Arthurin, est venu prêter main-forte à Spirit. On n’a pas revu celui-ci cette année alors qu’Éole, lui, a retrouvé le nichoir universitaire. Éole et Spirit se sont accouplés au printemps.

Inceste et bigamie ne sont pas inhabituels chez les oiseaux, mentionne Ève Bélisle. «Habituellement, un couple se forme pour la vie, mais, dans le cas de Spirit, c’est le troisième mâle qu’on voit à ses côtés.» Quant à la consanguinité des unions, elle n’est pas souhaitable à long terme, mais elle n’inquiète pas les spécialistes que Mme Bélisle a consultés.

On peut suivre cette téléréalité sur Facebook, où la page «Faucons de l’UdeM» compte près de 5000 abonnés du Québec et de l’étranger.

Ève Bélisle tient à souligner le soutien constant des partenaires de l’Université de Montréal dans cette veille ornithologique, parmi lesquels la Direction des immeubles, la Division générale des technologies de l’information et de la communication et le Développement durable.

Faucons UdeM - nichoir en direct
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