Plus de 100 000 abonnés pour le compte Facebook de l'UdeM

Le compte Facebook de l'Université de Montréal vient de franchir le cap des 100 000 abonnés.

Le compte Facebook de l'Université de Montréal vient de franchir le cap des 100 000 abonnés.

Crédit : Benoit Gougeon et Annie Riverin.

En 5 secondes

Après 5 ans d'existence, le compte Facebook institutionnel de l'Université de Montréal accueillait son 100 000e abonné.

Le compte Facebook de l'Université de Montréal vient de franchir le cap des 100 000 abonnés. Que de chemin parcouru depuis 2011, alors que le compte institutionnel n'en comptait que 6000! Mais derrière toute chose informatique se trouvent des êtres humains : rencontre avec la gestionnaire principale du compte Facebook de l'UdeM, Mélanie Marron.

Chaque jour, Mélanie Marron voit à la bonne marche du compte Facebook de l'Université de Montréal. Concrètement, cette gestion implique la sélection des articles de recherche à relayer en provenance du site UdeMNouvelles, la retransmission d'informations et la rédaction de messages en collaboration avec les facultés et services, la lecture des commentaires et les réponses aux questions.

«Avant que je sois affectée à la gestion du compte, c'était un robot qui effectuait le travail. Il n'y avait aucun tri des nouvelles, tout était automatisé! Je ne pense pas qu'on imaginait à l'époque de l'ouverture du compte en 2007 l'influence que Facebook pouvait avoir.»

  • Mélanie Marron gère depuis 2011 les compte institutionnel Facebook UdeM.

    Crédit : Amélie Philibert.

Comment définiriez-vous le mandat du compte institutionnel?

Notre mission première est d'informer nos publics – étudiants, diplômés, employés – de ce qui se passe sur les campus de l'Université. On s'est aussi donné comme mandat de diffuser la recherche qui se fait à l'UdeM : on veille à ce que nos articles de vulgarisation de la recherche atteignent le plus grand nombre de personnes possible. Mais Facebook, c'est aussi un lieu de rassemblement. C'est là qu'on se retrouve pour célébrer, pour s'encourager, pour vivre ensemble des émotions. Lorsqu'il y a une commémoration, les gens témoignent et interagissent. On sent alors qu'on fait partie d'une communauté. C'est arrivé entre autres au moment de la commémoration de la tuerie de Polytechnique et lors du rassemblement pour manifester notre solidarité avec la France en novembre dernier.

Comment fait-on pour évaluer la «qualité» de notre page Facebook?

Ironiquement, ce n'est pas parce qu'on a «beaucoup d'amis» que notre page est de qualité! Évidemment, on est contents d'avoir plus de 100 000 abonnés, mais une page Facebook peut compter beaucoup plus d'abonnés sans pour autant avoir un haut taux d'engagement. Ce qui compte pour nous, c'est que nos abonnés trouvent nos contenus pertinents.

Dans un classement d'universités et de collèges canadiens, le compte Facebook de l'UdeM figure au deuxième rang pour son impact auprès de ses abonnés.

Comment évaluer ce qui fonctionne bien sur Facebook?

 On regarde d'abord la portée de la publication, qui est en quelque sorte le nombre de fois qu'elle a été vue. Par exemple, cette publication du 20 février a eu 120 000 de portée. On avait à l'époque 80 000 abonnés : on a donc dépassé en portée notre propre nombre d'abonnés, ce qui veut dire que la publication a été virale. Le taux d'engagement, lui, détermine le nombre de gens qui réagissent à la publication. Cela inclut les personnes qui cliquent sur le lien, les «J'aime», les commentaires, les partages.

Quelles sont justement les publications qui fonctionnent le mieux?

Les photos fonctionnent très bien. Je pense à tous les albums photos d'évènements comme la collation des grades, la rentrée ou encore les rencontres sportives. La photo est maintenant un incontournable, on ne peut plus publier sur Facebook sans inclure une photo.

Les abonnés réagissent aux publications?

Oui, ça réagit fort sur Facebook! C'est un lieu très émotif où il n'y a pas trop de filtres. J'ai donc toujours comme préoccupation la réaction des lecteurs lorsque je publie quelque chose. Avec Facebook, on a les deux pieds dans le monde! Il faut être prêt à ça.

Quel a été le message le plus difficile que vous avez eu à publier?

Le décès du technicien de la rampe mobile en février dernier... J'étais moi-même sous le coup de l'émotion, et c'était bouleversant de voir tout le monde réagir sur Facebook, de constater qu'en tant que communauté on avait tous la même peine en même temps. Mais Facebook nous a aussi permis de trouver les personnes qui sont intervenues pour prodiguer les premiers soins au technicien.

Quel est l'intérêt pour les membres de la communauté d'être abonnés au compte Facebook de l'UdeM?

C'est un média très rapide, alors ça nous permet de savoir en premier ce qui se passe. Ça donne aussi l'occasion de voir l'Université sous un autre angle : on publie beaucoup de portraits d'employés, d'étudiants, de chercheurs, tout comme on met en valeur les photos du campus prises par nos étudiants. Je vois notre compte comme un ensemble de petits éléments qui donnent une idée de ce qu'est «l'ADN» de l'UdeM.

Comment voyez-vous l'avenir du compte Facebook institutionnel?

On ne peut pas savoir comment ça va se développer. Facebook, c'est une bibitte qui change sans arrêt, qui évolue, qui bouge. Il faut donc constamment s'adapter.

Facebook UdeM : allié des services et facultés

Jean-François Dufresne, conseiller à l'Action humanitaire et communautaire (AHC), rapporte «l'effet Facebook» sur son secteur. On constate très concrètement l'influence du compte institutionnel Facebook qui donne un accès à d'autres réseaux et permet de mieux diffuser leurs nouvelles. «Les publications sur notre propre compte atteignent de 600 à 1500 personnes. Lorsque Mélanie partage une de nos publications sur le compte de l'Université de Montréal, ça peut monter jusqu'à 7000 vues. Et cette augmentation du trafic pour nos propres publications amène des gens dans le local de l'AHC!» Jean-François Dufresne abonde dans le même sens que Mélanie Marron : les publications qui fonctionnent le mieux sont celles qui contiennent des photos. «Notamment celles où les gens peuvent se voir et se taguer.»

Même son de cloche de la part du responsable du Centre d'émission de la carte étudiante, qui textait Mélanie Marron sur l'état de la file d'attente à la rentrée d'automne 2015. «Lorsque Pierre Beauchamp m'indiquait que c'était tranquille et qu'il n'y avait pas beaucoup d'étudiants en file, je publiais un message sur Facebook disant aux étudiants que c'était un bon moment pour se présenter au Centre d'émission de la carte. Et ça marchait!»

Croissance des abonnements au compte Facebook de l'UdeM

2011:   6000 abonnés
2013:   36 000 abonnés
2016:   103 606 abonnés