Il fait danser la science

Les assistantes de recherche prennent une pause durant la performance de François-Joseph Lapointe, «artscientifique» en action.

Les assistantes de recherche prennent une pause durant la performance de François-Joseph Lapointe, «artscientifique» en action.

En 5 secondes

La recherche-création a pris son envol à l’UdeM qui compte une vingtaine de chercheurs-créateurs. Le biologiste François-Joseph Lapointe qui danse préfigure peut-être l'universitaire de demain.

Qui suis-je? Voilà la question que le directeur du Laboratoire d’écologie moléculaire et d’évolution de l’Université de Montréal, François-Joseph Lapointe, se posait relativement à son projet de «bioart» consistant à échanger un millier de poignées de main avec des passants à différents endroits de Montréal durant une nuit entière, en mars 2015.

«À chaque instant de ma vie, mon identité se modifie en fonction des millions de microorganismes qui entrent et sortent de mon corps», déclare-t-il.

Le professeur Lapointe se décrit comme un «artscientifique» de façon à bien marquer sa double affiliation d’homme de science et d’artiste. Il n’en est pas à ses premières manifestations publiques. À Montréal, Lyon et Mexico, il a dansé son ADN selon une chorégraphie reprenant des éléments de la double hélice – chaque nucléotide correspondant à un pas. C’était au cours de son doctorat en études et pratiques des arts fait à l’UQAM en 2012. Doté d’une grâce et d’une souplesse félines, le danseur attirait les regards admiratifs… et soulevait bien des questions.

Dans le milieu du spectacle comme dans celui de la recherche universitaire, le biologiste est encore une curiosité. Mais il pourrait préfigurer l’universitaire de demain. En principe, les artistes et les chercheurs suivent des chemins diamétralement opposés : la science cherche à expliquer la nature de façon objective, avec des faits ; l’art s’appuie sur une démarche personnelle et subjective. Dans la réalité, un rapprochement s’opère jusque dans les laboratoires où tintent béchers et éprouvettes.

Le projet de «bioart» de François-Joseph Lapointe : échanger un millier de poignées de main avec des passants à différents endroits de Montréal durant une nuit entière.

Qui suis-je? Voilà la question que le directeur du Laboratoire d’écologie moléculaire et d’évolution de l’Université de Montréal, François-Joseph Lapointe, se posait relativement à son projet de «bioart» consistant à échanger un millier de poignées de main avec des passants à différents endroits de Montréal durant une nuit entière, en mars 2015.

«À chaque instant de ma vie, mon identité se modifie en fonction des millions de microorganismes qui entrent et sortent de mon corps», déclare-t-il.

Le professeur Lapointe se décrit comme un «artscientifique» de façon à bien marquer sa double affiliation d’homme de science et d’artiste. Il n’en est pas à ses premières manifestations publiques. À Montréal, Lyon et Mexico, il a dansé son ADN selon une chorégraphie reprenant des éléments de la double hélice – chaque nucléotide correspondant à un pas. C’était au cours de son doctorat en études et pratiques des arts fait à l’UQAM en 2012. Doté d’une grâce et d’une souplesse félines, le danseur attirait les regards admiratifs… et soulevait bien des questions.

Dans le milieu du spectacle comme dans celui de la recherche universitaire, le biologiste est encore une curiosité. Mais il pourrait préfigurer l’universitaire de demain. En principe, les artistes et les chercheurs suivent des chemins diamétralement opposés : la science cherche à expliquer la nature de façon objective, avec des faits ; l’art s’appuie sur une démarche personnelle et subjective. Dans la réalité, un rapprochement s’opère jusque dans les laboratoires où tintent béchers et éprouvettes.