Les épinards ne sont pas (seulement) verts

Les visiteurs peuvent gouter à la traditionnelle crème glacée obtenue par l’azote liquide plongée dans un savoureux mélange de crème à fouetter et d’essences diverses.

Les visiteurs peuvent gouter à la traditionnelle crème glacée obtenue par l’azote liquide plongée dans un savoureux mélange de crème à fouetter et d’essences diverses.

Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

Des dizaines de jeunes ont pris d’assaut les couloirs de l’Université de Montréal à l’occasion des 24 heures de science.

Quand on broie une feuille d’épinard et qu’on en extrait les pigments, on constate que le végétal n’est pas uniquement vert, il est aussi bleu, jaune et orange. «La chlorophylle qui donne le vert est dominante ici, mais on voit sur cette lame que les cellules contiennent plusieurs autres couleurs. Dans les forêts en automne, la chlorophylle est moins présente et les autres tons deviennent plus visibles», a expliqué Laurie Fréchette-Viens, bénévole aux ateliers des 24 heures de science qui ont eu lieu le 6 mai à l’Université de Montréal.

Des dizaines de jeunes, certains accompagnés de leur enseignant ou de leurs parents, ont examiné la pigmentation des végétaux, mais également l’ADN des fruits, observé le champ magnétique terrestre ou découvert la teneur en sucre de quelques aliments. «C’est une chance pour nous de pouvoir assister à des démonstrations scientifiques aussi intéressantes à deux pas de notre école», a commenté Jean-François Laplante, enseignant de sixième année à l’école Notre-Dame-des-Neiges. Avec son collègue Patrice DeSerres, il a guidé une cinquantaine de jeunes dont la plupart mettaient les pieds pour la première fois sur le campus de l’UdeM.

Grâce à l’initiative du chimiste Alexis Vallée-Bélisle, une vingtaine d’étudiants des départements de chimie et de biochimie et médecine moléculaire avaient pris part à l’activité dès 9 h, et plusieurs des ateliers au programme se sont poursuivis jusqu’à 17 h. «Une grosse journée. Mais ça vaut la peine. Pour nous, c’est une rare occasion de vulgariser la science auprès des jeunes», a dit Gabrielle Boudreau qui, avec Valérie-Anne Codina-Fauteux, tenait le stand de fabrication de la glu, où l’on invitait les visiteurs à transformer le liquide en solide. Plus loin, on goûtait à de la crème glacée refroidie à l’azote liquide. Un autre atelier portant sur les gaz a suscité l’hilarité générale quand les étudiants Guillaume Beaudoin et Marie-Hélène Bérubé ont modifié leur voix après avoir aspiré de l’hexafluorure de soufre ou de l’hélium.

  • Un volontaire broie une feuille d’épinard. Il découvrira que celle-ci cache plusieurs couleurs.

    Crédit : Amélie Philibert
  • Marie-Hélène Bérubé, étudiante en biochimie, démontre la densité des gaz à l’aide de bulles de savon.

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  • Les enfants de la classe de Jean-François Laplante (au deuxième rang, à droite) apprécient la démonstration de Guillaume Beaudoin.

    Crédit : Amélie Philibert
  • Deux étudiants en sciences, dont Léonard Sauvé (à droite), expliquent les techniques d’extraction de l’ADN des fruits.

    Crédit : Amélie Philibert
  • Ici, on fabrique du parfum en mélangeant de l’alcool et des huiles odorantes.

    Crédit : Amélie Philibert
  • Le sucre contenu dans les aliments réagit avec un produit chimique, ce qui révèle leur concentration.

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  • Les élèves de l’école Notre-Dame-des-Neiges attendent la réaction de fluorescence.

    Crédit : Amélie Philibert
  • Les visiteurs peuvent gouter à la traditionnelle crème glacée obtenue par l’azote liquide plongée dans un savoureux mélange de crème à fouetter et d’essences diverses.

    Crédit : Amélie Philibert