Une étudiante de l’UdeM remporte le concours Ma thèse en 180 secondes

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  • Le 12 mai 2016

  • Paule Des Rivières
Carine Monat

Carine Monat

En 5 secondes

L’Université de Montréal remporte le premier prix au concours de vulgarisation scientifique Ma thèse en 180 secondes.

L’Université de Montréal a brillé de tous ses feux au populaire concours de vulgarisation scientifique Ma thèse en 180 secondes, puisque Carine Monat, étudiante à la Faculté de médecine, a remporté non seulement le premier prix du concours mais aussi le prix du public.

L’activité, organisée par l’Association francophone pour le savoir ‒ Acfas, s’est tenue le 11 mai, à l’occasion du congrès de l’Association. Elle permet à des étudiants au doctorat de présenter au grand public leur sujet de recherche. Cette présentation doit se faire en des termes simples et en seulement trois minutes. Le concours, qui en est à sa cinquième année d’existence, a déjà acquis une belle notoriété et cette année pas moins de 17 universités étaient représentées.

Depuis 2012, c’est la Faculté des études supérieures et postdoctorales qui coordonne le concours à l’interne pour la désignation du représentant de l’UdeM.

L’exercice de vulgarisation auquel s’est livrée l’étudiante avait pour titre «Le rôle de SAPCD2 et LGN dans la régulation de l’orientation du fuseau mitotique et des divisions asymétriques pendant le développement de la rétine». Très simple à vulgariser, n’est-ce pas?

«Je suis heureuse mais surprise, car honnêtement le niveau des participants était très élevé», a dit l’étudiante de quatrième année en biologie moléculaire au lendemain de sa présentation. Carine Monat travaille aussi à l’Institut de recherches cliniques de Montréal aux côtés de Michel Cayouette, qui dirige l’unité de neurobiologie cellulaire. Mme Monat s’intéresse à la division des cellules, aux raisons qui les poussent à prendre une direction plutôt qu’une autre. Elle recourt notamment à la pomme, dont une moitié est verte et l’autre rouge. Quand le fruit est divisé en deux verticalement, les moitiés conservent leur couleur. S’il est coupé horizontalement, les couleurs sont mélangées. Ainsi en va-t-il de la division des cellules.

«Pour vulgariser, il faut un peu d’humour et aussi humaniser le récit. C’est pourquoi j’ai inclus une petite partie de mon vécu au doctorat dans ma présentation.»

Pour Carine Monat, la vulgarisation n’est pas une passion nouvelle. Pendant sa scolarité de baccalauréat, elle donnait des cours le soir à des élèves du secondaire et elle a dû prendre l’habitude d’être claire pour être comprise. Maintenant, avec des amis de l’UQAM, elle anime une émission de vulgarisation scientifique sur la radio Web de cette université qui s’appelle L’œuf ou la poule.

«Le doctorat parfois, ça peut devenir tristounet et la vulgarisation nous rappelle pourquoi on fait de telles études. Aussi, plus le public comprend la nature de nos travaux, plus il sera enclin à accepter qu’une partie de ses impôts serve au financement de la recherche.»

La prochaine étape pour Carine Monat et les étudiants qui ont obtenu les deuxième et troisième prix ‒ ils sont de l’Université du Québec en Outaouais et de l’Université Laval ‒, c’est un rendez-vous à Rabat, au Maroc, pour participer à la compétition internationale le 29 septembre prochain.

Les membres du jury étaient Pierre-Luc Desgagné, vice-président aux affaires corporatives et secrétaire général d’Hydro-Québec ainsi que président du jury; Sylvestre Huet, journaliste scientifique indépendant et auteur du blogue {sciences2};  Viviane Lalande, première gagnante du concours Ma thèse en 180 secondes (édition 2012); Catherine Mercier, animatrice de La semaine verte à ICI Radio-Canada Télé; et Michèle Stanton-Jean, présidente du comité mixte sur la conduite responsable en recherche des Fonds de recherche du Québec.