L’exposition des finissants en aménagement attire les foules!

  • Forum
  • Le 17 mai 2016

  • Martin LaSalle
Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

L’exposition des finissants de la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal s’est déroulée du 5 au 7 mai derniers. Une conférence d’Éric Fournier (Moment Factory) a eu lieu pour l’occasion

Pour une 23e année d’affilée, les finissants de la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal ont exposé leurs projets de fin d’études, du 5 au 7 mai derniers. Cette fois-ci, ce fut dans une atmosphère de fébrilité particulière : pour lancer l’exposition, qui a attiré plusieurs centaines de personnes, le président et cofondateur de Moment Factory, Éric Fournier, est venu parler de l’effet positif de la multidisciplinarité sur l’émulation et la créativité.

En présence du recteur Guy Breton, du doyen de la Faculté de l’aménagement, Paul Lewis, et de nombreux partenaires et donateurs, Éric Fournier a abordé les défis que pose la stimulation de la créativité – matière première des nouveaux diplômés de la faculté, qui s’apprêtent à entrer sur le marché du travail.

En plus d’avoir exposé leurs projets, les finissants ont pu se familiariser avec le modèle d’affaires renouvelé qui caractérise Moment Factory. Et, pour cette entreprise qui emploie notamment des designers, des architectes et des urbanistes, c’était aussi l’occasion de rencontrer de nouveaux talents.

«Chez Moment Factory, le premier défi consiste à marier l’environnement physique avec la technologie électronique et numérique, a indiqué M. Fournier. Cela implique que nos employés soient spécialisés… sans frontière de spécialisation, c’est-à-dire qu’ils aient une grande ouverture d’esprit vis-à-vis de la spécialisation de leurs collègues.»

D’un point de vue plus pratico-pratique, l’environnement et les horaires de travail constituent des facteurs dont il faut tenir compte pour stimuler la créativité du personnel. «Notre principal concurrent sur ce plan, c’est Starbucks, a lancé l’homme d’affaires. Les talents d’aujourd’hui aiment disposer d’une grande liberté, c’est pourquoi chez nous les employés peuvent travailler à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, et ils peuvent entre autres venir au bureau avec leur chien!»

Par ailleurs, l’aplanissement de la structure hiérarchique de l’entreprise incite à la collaboration et au partage. «Nous avons établi trois paliers, à savoir les associés, les directeurs et les employés, a expliqué Éric Fournier. Chaque chef de division est responsable d’un maximum de 25 personnes, ce qui permet d’optimiser l’esprit d’équipe. Cette attitude est primordiale chez nous, car personne ne peut réaliser un projet à lui tout seul.»

Une forêt lumineuse

Enfin, Moment Factory privilégie une «approche par options» auprès de ses clients : au moment de déterminer leurs besoins, ils s’inspirent des créations que l’entreprise affiche sur le Web. C’est ainsi que la Ville de Coaticook a opté pour la Foresta Lumina, dans le parc de la Gorge, pour marquer son 150e anniversaire.

«Ce projet d’illuminer la forêt de nuit, de transformer l’espace pour le faire vivre, a éveillé quelque chose d’universel – l’émerveillement comme les peurs ‒ tant chez les jeunes que chez les moins jeunes», a dit M. Fournier.

Dès la première année de l’installation, en 2014, on avait prévu qu’il y aurait 7000 visiteurs; il y en a eu 70 000! Et, l’été dernier, ce sont 150 000 personnes qui ont vécu l’expérience de la forêt lumineuse. La région bénéficie inévitablement de ce succès.

De nombreux autres projets attendent Moment Factory, dont celui d’illuminer et d’animer le pont Jacques-Cartier, à l’occasion du 375e anniversaire de la Ville de Montréal, et ce, durant toute l’année et de façon dynamique, en fonction des saisons et des activités qui s’y déroulent.

Éric Fournier

Crédit : Amélie Philibert

Deux coups de cœur

Plusieurs prix et bourses ont été décernés tout au long de la soirée du vernissage de l’exposition 2016. Moment Factory a remis deux bourses Coup de cœur à deux finissants, soit Anthony Gasnier (architecture) pour le Centre culturel pour voyants et non-voyants et Édouard Lauriault (design industriel) pour son projet Écouter de plus près.

  • Crédit : Amélie Philibert
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