Si un proche ou un collègue a besoin d’être secouru, savez-vous quoi faire?

Depuis la mise sur pied du programme de secourisme en 2011, l’UdeM a formé plus de 1200 employés qui peuvent intervenir en cas d’urgence sur les différents campus.

Depuis la mise sur pied du programme de secourisme en 2011, l’UdeM a formé plus de 1200 employés qui peuvent intervenir en cas d’urgence sur les différents campus.

Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

Le programme de secourisme de l’UdeM a permis de former quelque 1200 secouristes pour l’ensemble des campus depuis sa création, en 2011.

Si quelqu’un s’étouffe, manifeste des signes de panique ou perd connaissance devant vous, savez-vous quoi faire? Cette question, souvent théorique, s’est posée de façon très réelle à Karine Lafortune le 27 mai dernier, tandis qu’un accident de la route venait de se produire sur l’autoroute 40…

Ce matin-là, la technicienne en coordination du travail de bureau de la Faculté de musique de l’Université de Montréal était sur la voie de desserte de l’axe routier, près du boulevard Marien, lorsqu’elle a aperçu des véhicules immobilisés. Un accident venait tout juste de survenir.

Une voiture avait fauché un lampadaire et de la fumée s’en échappait. Puis, un jeune homme s’en est extirpé en titubant pour finalement s’asseoir près de la chaussée…

«Je me suis immédiatement arrêtée sur le bord de la route et j’ai composé le 9-1-1, raconte-t-elle. Je me suis dirigée vers la victime, qui était entourée de quelques personnes, mais aucune d’elles ne semblait lui apporter son aide!»

L’homme pleurait et était en état de choc. Il disait avoir «vu sa mort»…

«Quand j’ai constaté que personne n’agissait, mon cerveau a basculé en mode contrôle malgré le stress causé par la situation, dit Mme Lafortune. Je me suis approchée de lui pour lui parler et le calmer, et pour m’enquérir de son état en lui posant les questions de base susceptibles d’aider les ambulanciers à leur arrivée.»

Savoir réagir

En fait, tout au long de son intervention, Karine Lafortune entendait dans sa tête les enseignements reçus par Nelson Godbout trois semaines plus tôt. Celui-ci est directeur paramédical d’une entreprise externe en secourisme mandatée par la Direction de la prévention et de la sécurité (DPS) de l’UdeM pour offrir un cours de premiers soins aux employés.

«Ce que j’ai surtout appris, c’est qu’avoir des notions de base en secourisme permet de savoir comment réagir devant une personne en détresse et de rester calme plutôt que de paniquer», juge Mme Lafortune.

À cet égard, la présence d’un secouriste – en milieu de travail ou ailleurs – peut grandement contribuer à sauver des vies, particulièrement en cas d’arrêt cardiorespiratoire.

Selon les statistiques évoquées par M. Godbout, une personne dont le cœur s’est arrêté bénéficie d’une période de 4 à 6 minutes au cours de laquelle elle est en fibrillation cardiaque, c’est-à-dire qu’il est possible de la ranimer. Avec le massage cardiaque, ou réanimation cardiorespiratoire, on étend cette période à plus de 10 minutes, ce qui permet aux premiers intervenants d’arriver sur les lieux avec un défibrillateur.

D’où l’importance de suivre une formation en secourisme.

Sur ce plan, le programme mis sur pied en 2011 à l’UdeM a permis de former quelque 1200 secouristes pour l’ensemble des campus, selon Annie Campbell, coordonnatrice de la logistique à la DPS.

«Bon an, mal an, les étudiants et les employés peuvent compter sur la présence de près de 500 secouristes actifs répartis sur les différents campus, ce qui va au-delà du ratio exigé par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail», indique Mme Campbell.

«Je suis très heureuse d’avoir suivi cette excellente formation, car elle m’a aidée à savoir réagir en situation d’urgence, conclut Karine Lafortune. Nous sommes trop peu nombreux au Québec à la suivre et c’est une chance que notre employeur nous offre cette possibilité.»

Pour en apprendre davantage sur le programme de secourisme de l’UdeM, visitez le site de la Direction de la prévention et de la sécurité.