Carl-Étienne Juneau, diplômé de l'UdeM

Carl-Étienne Juneau a obtenu en 2016 son doctorat en santé publique, option promotion de la santé.

Carl-Étienne Juneau a obtenu en 2016 son doctorat en santé publique, option promotion de la santé.

Crédit : Amélie Philibert.

En 5 secondes

À l'occasion de la collation des grades de 3e cycle de 2016, rencontre avec un nouveau docteur en santé publique.

Qu’avez-vous étudié durant toutes ces années?

L’épidémiologie de l’activité physique relativement à la pauvreté.

Vous étiez pourtant voué à une carrière de kinésiologue…

En effet, j’ai commencé mes études de baccalauréat avec l’intention de devenir préparateur physique et d’entraîner des athlètes de haut niveau. C’est intéressant d’améliorer la performance d’un sprinteur de deux centièmes de seconde, mais, lorsque j’ai réalisé que 60 % de la population souffre d’embonpoint ou d’obésité, j’ai compris qu’il y avait un plus grand besoin en ce sens. J’ai donc décidé de me consacrer à la promotion de l’activité physique.

Quelle est la particularité de l’approche santé publique par rapport à l’approche clinique?

Avec l’approche clinique, c’est un travail sur l’individu. En santé publique, nous travaillons sur l’environnement, les normes et les systèmes qui font en sorte qu’une personne fait de l’exercice ou ne pratique aucune activité physique.

Qu’avez-vous appris sur vous-même au cours du processus?

Après mon baccalauréat, je pensais que les comportements étaient les résultats de décisions. Il revenait donc aux gens de simplement «décider» de faire de l’exercice. Durant mon doctorat, j’ai été frappé de constater à quel point nos décisions sont régies par une structure, et à quel point les normes et la société nous encouragent à adopter tel ou tel comportement. Ç’a été une grosse révélation!

Un beau souvenir de vos études?

Un jour, j’avais une réunion avec ma directrice et ma codirectrice de recherche. Quand je suis arrivé au bureau de ma directrice, elle était en train d’écouter la finale olympique du hockey féminin sur son ordinateur. On a donc reporté la réunion pour regarder ensemble la fin du match!