L’UdeM accueille le Forum des jeunes ambassadeurs de la francophonie des Amériques

Parmi plus de 550 candidatures, 55 participants ont été sélectionnés pour prendre part au 5e Forum des jeunes ambassadeurs de la francophonie des Amériques. De gauche à droite : Chantal Sorin, Manitoba; Natasha Bergeron, Alberta; Widlyn Dornevil, Haïti; Safa Chebbi, Québec.

Parmi plus de 550 candidatures, 55 participants ont été sélectionnés pour prendre part au 5e Forum des jeunes ambassadeurs de la francophonie des Amériques. De gauche à droite : Chantal Sorin, Manitoba; Natasha Bergeron, Alberta; Widlyn Dornevil, Haïti; Safa Chebbi, Québec.

Crédit : Martin LaSalle.

En 5 secondes

Du 3 au 11 juillet, l’Université de Montréal est l’hôte du 5e Forum des jeunes ambassadeurs de la francophonie des Amériques, où 55 jeunes suivront une formation axée sur l’identité et le leadership.

Du 3 au 11 juillet, l’Université de Montréal est l’hôte et la coorganisatrice du 5e Forum des jeunes ambassadeurs de la francophonie des Amériques, où 55 jeunes hommes et femmes de quelque 20 pays suivront une formation à la fois théorique et pratique axée sur l’identité et le leadership.

Parrainés par l'artiste Gregory Charles, les participants âgés de 18 à 35 ans vivront ainsi une expérience qui les outillera afin de devenir des citoyens engagés dans leur milieu et qui contribueront à l'essor de la francophonie.

Les ambassadeurs en devenir prendront part à sept jours de discussions et de débats sur divers enjeux touchant aux Amériques grâce au concours de plusieurs conférenciers, artisans du changement et artistes influents de l’espace francophone.

«Le programme auquel ils participeront, basé sur une approche humaniste, vise à développer chez eux quatre savoirs spécifiques : le savoir-penser, le savoir-faire, le savoir-être et le savoir-partager, en fonction d'un processus de transformation qui se décline du début à la fin du forum», indique Denis Desgagné, président-directeur général du Centre de la francophonie des Amériques.

Les 55 participants sélectionnés pour la rencontre ont été choisis selon leurs parcours scolaire et personnel parmi plus de 550 candidatures!

«Il s'agit de jeunes qui se démarquent par leur engagement dans leur communauté, leur milieu d’études ou de travail», rappelle Denis Desgagné.

«Les jeunes ambassadeurs seront à même de créer et de faire évoluer un réseau qui prendra la forme d'une vaste communauté qui poursuivra les objectifs de la francophonie», précise Monique Cormier, professeure titulaire et vice-rectrice associée à la langue française et à la Francophonie.

«Le point culminant de ce rendez-vous international sera la cérémonie de l’engagement, au cours de laquelle les participants s’engageront officiellement à faire vivre et rayonner la francophonie dans leur milieu», ajoute celle qui est aussi directrice du Bureau de valorisation de la langue française et de la Francophonie de l'UdeM.

Pas juste une affaire de langue

Pour M. Desgagné, la francophonie va au-delà de la seule question de la langue commune : elle est confrontée au défi de faciliter le vivre ensemble des communautés francophones des Amériques qui évoluent toutes dans un contexte minoritaire.

«Au Québec, notre concept de la francophonie est principalement axé sur les compétences langagières, mais ailleurs en Amérique il relève davantage du sens de la communauté, de la solidarité, du développement et de la prise de conscience, affirme-t-il. Les francophones hors Québec subissent plus de pression en raison d’un environnement marqué par la diversité.»

M. Desgagné souligne avec force que, parmi les 33 millions de locuteurs du français en Amérique, «il y a de nombreux descendants qui ne parlent plus le français mais qui le revendiquent, et c'est dans l'émergence d'une plus grande francophilie, dans tous les pays, que réside l'avenir de la francophonie».

Et cette francophilie prend plusieurs formes. Au Canada, grâce à l'obtention de la gestion scolaire par les provinces et les territoires, «le français a été normalisé au cours des 25 dernières années, tant sur le plan économique que sur le plan politique, et c'est maintenant bien vu que nos dirigeants parlent français».

Aux États-Unis, une loi adoptée il y a cinq ans permet aux communautés francophones de Louisiane, de Nouvelle-Angleterre, de Floride, de Californie et d'ailleurs d'avoir des écoles et des services en français si 25 familles ou plus y vivent et en font la demande.

«L'Amérique latine est très francophile, dont le Costa Rica, qui est toutefois le seul pays où l’apprentissage du français est obligatoire jusqu'à l'école secondaire, illustre Denis Desgagné. Le Brésil a longtemps imposé la même obligation, mais le français a été remplacé par l'anglais.»

L'UdeM choisie parmi six candidatures

L'Université de Montréal a été choisie parmi six importantes candidatures pour accueillir le 5e Forum des jeunes ambassadeurs de la francophonie des Amériques.

«Pour nous, ce forum s’inscrit dans l'objectif de faire de l’UdeM un chef de file et un foyer d’initiatives en faveur de la langue française et de la francophonie», explique Monique Cormier. Le choix de l'Université de Montréal par le Centre de la francophonie des Amériques témoigne de notre empressement à faire vivre la francophonie.»

De fait, l'établissement – qui héberge l'Agence universitaire de la Francophonie depuis 1961 – oriente davantage ses actions sur l'ouverture, l'accompagnement et la valorisation du français plutôt que sur la seule optique de sa défense.

«Le fait d'être l'hôte de cet important forum va dans le sens de notre tradition et nous avons la chance d'avoir un recteur pour qui il importe que l’Université de Montréal joue un rôle de premier plan au sein de la francophonie», conclut Monique Cormier.