Sciences infirmières: l’excellence des programmes de baccalauréat de l’UdeM reconnue à travers le Canada

  • Forum
  • Le 21 juillet 2016

  • Martin LaSalle
Francine Ducharme et Johanne Goudreau.

Francine Ducharme et Johanne Goudreau.

Crédit : Amélie Philibert

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Les deux programmes de baccalauréat de la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal viennent de recevoir l’agrément de l’ACESI pour les sept prochaines années.

L’Association canadienne des écoles de sciences infirmières (ACESI) a de nouveau reconnu l’excellence de la qualité des programmes de baccalauréat offerts par la Faculté des sciences infirmières en renouvelant leur agrément pour la durée maximale qui est de sept ans.

En effet, c’est la deuxième fois que la Faculté voit ses programmes de premier cycle agréés par l’ACESI pour une aussi longue période : en 2009, l’agrément lui avait été octroyé pour le programme de baccalauréat ainsi que pour le programme DEC-BAC.

« Nous sommes très heureuses de cette reconnaissance car bien que l’obtention de l’agrément de l’ACESI ne soit pas obligatoire, sa méthode objective d’évaluation de la qualité de l’enseignement prodigué au sein des programmes canadiens et internationaux de formation en sciences infirmières est réputée mondialement », souligne Francine Ducharme, doyenne de la Faculté.

Une approche non traditionnelle qui fait école

La Faculté des sciences infirmières de l’UdeM se démarque par la qualité de l’approche pédagogique par compétences qui a été introduite il y a 12 ans, lors du renouvellement du programme de baccalauréat. Celui-ci avait notamment donné lieu à la création du DEC-BAC, en 2002.

«De nombreuses études en psychologie cognitive et en sciences de l’éducation portant sur la formation des professionnels de la santé ont démontré, à partir de 2000, que les étudiants apprennent davantage en milieu contextualisé et lorsqu’ils utilisent leurs connaissances dans un environnement clinique plutôt qu’en lisant des livres théoriques volumineux», explique Johanne Goudreau, vice-doyenne des études de premier cycle.

La particularité de cette approche est qu’elle active les connaissances déjà acquises par l’étudiant et s’appuie sur un référentiel de compétences à développer au cours du programme. L’évaluation du développement des nouvelles compétences s’effectue tout au long de la formation universitaire par l’utilisation de stratégies intégratrices, dont le e-portfolio.

 «L’approche par compétences qui se traduit notamment par l’apprentissage par problèmes ou situations cliniques permet de mettre de l’avant les interventions les plus appropriées selon les circonstances : que ce soit dans le cadre d’un laboratoire, d’une simulation, d’une séance de débriefing ou d’un stage, l’étudiant est l’artisan de ses apprentissages, avec le soutien des professeurs», ajoute la vice-doyenne.

«Cette façon de faire est tout sauf traditionnelle, et elle suscite l’intérêt de nombreuses universités, poursuit Francine Ducharme. Par exemple, l’Université St-Joseph de Beyrouth au Liban et l’Université de Moncton au Canada nous ont sollicitées récemment pour importer des éléments de notre programme dans les leurs!»

De même, Johanne Goudreau contribuera au rayonnement de l’UdeM à l’occasion du prochain congrès annuel de l’ACESI à l’automne prochain, où elle participera à un panel traitant des innovations pédagogiques en sciences infirmières.

«Nous insisterons entre autres sur le fait que cette approche implique une grande collaboration entre les professeurs, les chercheurs et chargés de cours, de même qu’avec les professionnels de laboratoire et de stage ainsi qu’avec les milieux cliniques qui, tous ensemble, nous permettent à tous les jours de tendre sans cesse vers l’excellence», d’indiquer la vice-doyenne.

«Notre faculté est celle qui accueille le plus d’étudiants et qui forme le plus grand nombre d’infirmières bachelières au sein de toute la francophonie : nous sommes un modèle et nous voulons continuer à être les leaders», conclut avec détermination la doyenne Francine Ducharme.