L’étudiante et médaillée olympique Sandrine Mainville : une grande athlète d’équipe!

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Rencontre privilégiée avec l'étudiante en droit et médaillée olympique Sandrine Mainville, alors qu'elle était encore sur place à Rio.

Elle ne visait rien de moins qu’une médaille et elle l’a eue! Et pas n’importe laquelle : la nageuse Sandrine Mainville et ses coéquipières ont raflé la première médaille remportée par le Canada aux Jeux olympiques de Rio. Et c’est la première fois en 40 ans que le pays obtient une médaille à l’épreuve du relais 4 × 100 m style libre!

«Nous avons nagé pour notre pays et aussi pour notre équipe, car nous sommes très soudées, lance l’étudiante de 24 ans. Nous avons eu la chance de nous entraîner en groupe pendant deux ans, ce qui n’est pas fréquent au sein d’une même équipe nationale. Cela nous a permis de développer une belle chimie et de partager nos victoires».

C’est avec ce même esprit d’équipe et de famille que Sandrine Mainville reviendra sous peu à Montréal pour retrouver les siens, de même que ses amis de la Faculté de droit de l’UdeM et ses coéquipiers de l’équipe des Carabins.

Excitée de revenir à l’UdeM

Au cours des deux dernières années, l’athlète a vécu à Toronto afin d’y suivre son camp d’entraînement au Centre national aquatique, en vue des JO de Rio.

«Ce furent deux années très intenses, nous nous entraînions plus de 30 heures par semaine, relate-t-elle. J’ai étudié à distance au cours de la première année, mais à la deuxième, je ne faisais que m’entraîner et ce fut une très belle expérience», raconte la médaillée olympique, rejointe à Rio le 10 août dernier.

«Je suis très excitée de revenir à la maison ainsi qu’à l’Université de Montréal – c’est mon université préférée, lance spontanément Sandrine Mainville. J’aime l’école, ça me permet d’avoir un équilibre, car la natation, ce n’est pas tout dans la vie.»

D’ailleurs, ses études en droit ont été une révélation pour celle qui avait fait ses études collégiales en sciences de la santé. « J’ai réalisé que ce n’était pas mon domaine et mes proches m’ont incitée à aller vers le droit : je me suis inscrite sur un coup de tête et dès la première année, j’ai eu la confirmation que j’étais à la bonne place, j’aime beaucoup ça», explique Sandrine Mainville en ajoutant avoir particulièrement apprécié ses cours en droit criminel et en droit de la famille.

De retour avec les Carabins

L’étudiante athlète retrouvera prochainement ses coéquipiers des Carabins. Ceux-ci seront-ils intimidés de côtoyer une médaillée olympique?

«Non! Ils me connaissent tous et ce sont mes amis. Peut-être que ça les motivera plus à l’entraînement, croit-elle. Les membres de l’équipe de natation des Carabins ont évolué de belle façon au cours des dernières années et j’ai hâte de les retrouver, ainsi que l’entraîneur Pierre Lemay que je connais bien puisqu’il qui m’a suivi pendant cinq ans.»

Sera-t-elle des JO de Tokyo dans quatre ans?

«Je ne sais pas, car le Centre d’entraînement national de Montréal a été fermé et je ne sais pas encore où je pourrai m’entraîner si je décide d’aller aux Olympiques, indique Sandrine Mainville. Je prends ça une année à la fois : les championnats canadiens universitaires auront lieu en février et j’ai hâte d’y participer. Aussi, mes études vont prendre une plus grande place.»

D’ici son retour à Montréal, l’athlète profite de sa présence à Rio, où elle privilégie une grande éthique d’équipe. «On n’est pas ici pour faire la fête : par respect pour nos coéquipiers qui n’ont pas fini leurs épreuves, on va les encourager, on s’entraide», de conclure celle qui « materne » sa partenaire Penny Oleksiak, 16 ans, qui a remporté deux médailles.