Quatre professeurs de l’UdeM entrent à la Société royale du Canada

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Provenant de disciplines variées, quatre professeurs de l’UdeM ont été élus membres à la Société royale du Canada en reconnaissance de l'excellence de leurs réalisations scientifiques ou artistiques.

Éric A. Cohen, Jean-François Gaudreault-DesBiens, Laurence Monnais et Françoise Winnik, tous les quatre professeurs à l'Université de Montréal, comptent parmi les 89 nouvelles personnalités élues cette année à la Société royale du Canada.

Issus de disciplines et de milieux différents, ces nouveaux membres ont été élus par leurs pairs en reconnaissance de l'excellence de leurs réalisations universitaires, scientifiques ou artistiques. L'élection à la Société royale du Canada constitue le plus grand honneur qui puisse être accordé à un universitaire qui travaille dans les domaines des arts, des lettres ou des sciences.

Éric A. Cohen est professeur au Département de microbiologie, infectiologie et immunologie et titulaire de la Chaire d’excellence Université de Montréal – IRCM en recherche sur le VIH. En outre, le Dr Cohen est directeur de l’unité de rétrovirologie humaine à l’Institut de recherches cliniques de Montréal. Utilisant des approches expérimentales de pointe, il travaille actuellement à mieux comprendre les interactions VIH-hôte qui régulent la réplication, la transmission et la persistance du VIH. Depuis 2014, il dirige le Consortium canadien de recherche sur la guérison du VIH, une collaboration pancanadienne établie dans le but de mettre au point des stratégies thérapeutiques destinées à guérir le VIH.

Professeur à la Faculté de droit, Jean-François Gaudreault-DesBiens en est aussi le doyen. Il est également titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les identités juridiques et culturelles nord-américaines et comparées et chercheur au Centre de recherche en droit public. Ses principaux champs de recherche et d'enseignement sont le droit constitutionnel et le fédéralisme (canadien et comparé), les libertés civiles, la théorie du droit et la sociologie des cultures juridiques. Ses plus récents travaux s'intéressent à la saisie juridique des revendications religieuses dans les sociétés libérales multiculturelles, aux interactions entre les traditions de la common law et le droit civil dans une économie mondialisée et à la théorie juridique du fédéralisme.

Professeure au Département d’histoire et directrice du Centre d’études de l’Asie de l’Est, Laurence Monnais est reconnue en tant que spécialiste de l’histoire coloniale et postcoloniale de la santé au Viêtnam et de l’histoire des pratiques de santé en Asie du Sud-Est. Elle a acquis une expertise dans le domaine des représentations du corps, de la maladie et du médicament dans une perspective à la fois historique et anthropologique. Mme Monnais est également titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur le pluralisme en santé et chercheuse à l’Institut de recherche en santé publique de l’UdeM et au groupe de recherche Le médicament comme objet social.

Françoise Winnik enseigne au Département de chimie et à la Faculté de pharmacie. Polymères et nanoparticules font partie de notre quotidien. Ils sont utilisés dans nos habits, nos meubles, nos médicaments, notre nourriture. Ainsi, par ses travaux, Mme Winnik contribue tangiblement au mode de vie de chacun. Mais la véritable explication de cet accomplissement réside dans la manière qu’elle a de combiner recherche fondamentale et recherche appliquée, dans des secteurs tels que l’imagerie médicale, la thérapie génique et la nanomédecine. Mme Winnik est également rédactrice en chef du périodique Langmuir, la revue de l'American Chemical Society, tâche dont elle s'acquitte depuis 2014.