« Faire de la justice un projet collectif. »

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42 chercheurs universitaires et 44 partenaires de la justice s’allient pour réaliser un grand projet sur l’ « Accès au droit et à la justice » (ADAJ).

Dans le but de favoriser un meilleur accès à la justice, un important consortium de recherche regroupant 42 chercheurs et collaborateurs de 9 universités et 44 partenaires de la justice a été lancé aujourd’hui. Sous la direction scientifique du professeur Pierre Noreau, de la Faculté de droit de l’Université de Montréal, ADAJ, pour Accès au droit et à la justice, compte aussi, parmi les membres du milieu juridique, la Cour supérieure, la Cour du Québec de même que le ministère de la Justice du Québec, de nombreuses cliniques juridiques de quartier, le Barreau du Québec, la Chambre des notaires, Soquij et Éducaloi.

« Le but que nous poursuivons est de réaliser toute une série de projets-pilotes susceptibles de remettre le citoyen au cœur du système juridique pour faire enfin de la justice un projet collectif, affirme Pierre Noreau, qui est aussi chercheur au Centre de recherche en droit public (CRDP). C’est une façon de mettre la recherche au service des gens, mais aussi au service de l’institution juridique. On cherche ici des solutions concrètes aux problèmes rencontrés par les justiciables. »

Vingt chantiers de recherche sont ainsi lancés simultanément. Ils abordent la majorité des problèmes auxquelles la justice et les citoyens sont confrontés aujourd’hui : la multiplication des citoyens qui se présentent seuls devant les tribunaux, la lisibilité des contrats et des lois, le développement des pratiques de médiation et de conciliation, le développement des mesures de rechanges en matière pénale, l’évolution du recours collectif, la justice sans papier, etc. Le site internet du projet (adaj.ca) décrit l’ensemble de ces grands chantiers.

Le professeur de droit Pierre Noreau.

« Plus de 150 étudiants assisteront les chercheurs associés au projet », souligne le doyen de la Faculté de droit de l’UdeM, Jean-François Gaudreault-Desbiens. « Il s’agit du plus grand projet de recherche du genre au Canada, ajoute Vincent Gautrais, directeur du Centre de recherche en droit public. Et c’est très heureux qu’il se soit développé ici, au Québec. ADAJ est un modèle à suivre. Il prouve qu’on peut construire de véritables ponts entre le monde universitaire et le monde de la pratique juridique. La recherche est clairement mise ici au service du bien public. »

Bénéficiant d’une subvention de 2.5 millions de dollars du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, ADAJ reçoit également l’appui de 1.4 millions de dollars des différents partenaires du projet. Les travaux du consortium se poursuivront sur une période de six ans. Conçu à l’origine dans le cadre de l’Observatoire du droit à la justice, ADAJ favorise le développement de la relève dans le domaine de recherche sur la justice.