L’UdeM chef de file en infrastructure numérique

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L’UdeM obtient un financement de plus de 3,7 M$ pour deux projets de recherche majeurs. Ce qui lui permet de maintenir sa position de chef de file en infrastructure numérique.

La Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) a annoncé aujourd’hui les résultats de son premier concours Initiative sur la cyberinfrastructure et l’Université de Montréal obtient un financement de plus de 3,7 M$ pour deux projets de recherche majeurs. Ce financement permet à l’UdeM de maintenir sa position de chef de file par la mise en place d’une véritable infrastructure numérique nationale de recherche, placée sous la direction du professeur Vincent Larivière, et la création d’une infrastructure logicielle consacrée à l’apprentissage profond (deep learning), pilotée par le professeur Yoshua Bengio.

Cyberinfrastructure ouverte pour les sciences humaines et sociales

Vincent Larivière, professeur à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante, est à la tête du projet Cyberinfrastructure ouverte pour les sciences humaines et sociales en tant que directeur scientifique d’Érudit, le plus important diffuseur numérique de la recherche canadienne publiée en français et en anglais.

Le projet reçoit un peu plus de 1,7 M$, ce qui permettra de mettre sur pied une infrastructure numérique de recherche nationale vouée à la production, à l'agrégation et à l'enrichissement de données essentielles à la recherche en sciences humaines et sociales publiées au pays. Bâti à partir de l'infrastructure de la plateforme Érudit ainsi que des logiciels de gestion éditoriale du Public Knowledge Project, deux pionniers de l'édition numérique au pays, le projet Cyberinfrastructure ouverte réunit un ensemble de partenaires nationaux et internationaux dotés d'une expertise de pointe en sciences des données basée sur le principe des logiciels libres. Il offrira aux chercheurs un accès unique à un corpus exhaustif de publications canadiennes (revues, livres, données et autres documents de recherche en format numérique), ainsi qu'à des outils de découverte adaptés aux particularités de la recherche en sciences humaines et sociales. En plus de faire rayonner la recherche scientifique québécoise et canadienne à l’étranger, le projet participera directement à la formation de la relève scientifique et d'une main-d'œuvre qualifiée pour répondre aux besoins de la société canadienne dans le secteur des technologies de l’information et en sciences des données. 

Érudit est un consortium qui regroupe l'Université de Montréal, l'Université Laval et l'Université du Québec à Montréal. Fort du succès de diffusion qu’a connu la plateforme avec ses sept millions d'utilisateurs – 70 % venant de l’extérieur du pays –, Érudit possède l'expertise nécessaire à la réalisation du projet et une gouvernance établie depuis 10 ans.

Infrastructure logicielle pour l’apprentissage profond

Yoshua Bengio, sommité mondiale en matière d’intelligence artificielle et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en algorithmes d’apprentissage statistique, reçoit un financement de 2 M$ pour établir une infrastructure logicielle consacrée à l’apprentissage profond (deep learning), en collaboration avec l’Institut de cardiologie de Montréal, Polytechnique Montréal et les universités McGill, de Toronto et de la Colombie-Britannique.  

L’apprentissage profond est une branche de l’apprentissage automatique (machine learning), qui a connu une croissance spectaculaire dans les dernières années. Il vise à détecter des interactions d’ordre supérieur entre des variables d’un grand ensemble en tirant profit de mégadonnées (big data). Les recherches dans le domaine ont permis de multiples développements en intelligence artificielle, notamment au chapitre de la reconnaissance des objets, des visages et de la parole, gages de nombreuses applications dans la vie de tous les jours. Mais c’est en recherche biomédicale et clinique que ces recherches pourraient s’avérer cruciales. En effet, on constate que différentes personnes atteintes d’une même maladie réagissent différemment à un même traitement, d’où la nécessité de faire progresser la médecine personnalisée. Le projet du professeur Bengio permettra l’analyse de données médicales massives (imagerie, génomique, protéomique) afin de trouver le traitement le plus efficace pour chaque patient. Par ailleurs, ce projet s’inscrit dans une volonté de l’UdeM d’étendre ce champ d’expertise, comme l’atteste la création de l’Institut de valorisation des données (IVADO), dont le professeur Bengio assure la direction scientifique.

«L’Université de Montréal est la seule université à piloter deux projets parmi les sept financés par la FCI, souligne Marie-Josée Hébert, vice-rectrice à la recherche, à la découverte, à la création et à l’innovation de l’UdeM. Cela confirme la position de notre établissement comme chef de file canadien en infrastructure numérique et nous devons ce leadership à la vision, au travail et à l’audace de nos professeurs et chercheurs. Montréal, le Québec et le Canada n’en deviennent que plus attirants comme destinations de premier plan pour la recherche en cyberscience.»

À propos du concours Initiative sur la cyberinfrastructure

La FCI a accordé 10 M$ en financement dans le cadre de son concours Initiative sur la cyberinfrastructure pour sept projets permettant aux chercheurs canadiens de travailler en collaboration. Innovation.ca

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