Julie C. Laurin étudie les interactions familiales

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  • Le 19 septembre 2016

  • Mathieu-Robert Sauvé
Julie C. Laurin

Julie C. Laurin

Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

Julie C. Laurin entame cet automne sa carrière de professeure adjointe au Département de psychologie. Elle ressent un mélange d’excitation… et de stress.

«C’est stimulant et excitant… mais aussi stressant», dit en riant Julie C. Laurin, nouvellement engagée par le Département de psychologie de la Faculté des arts et des sciences. Dès son premier trimestre, elle doit créer de toutes pièces un cours de troisième cycle, Intervention familiale, et en préparer un autre pour janvier prochain portant sur la psychologie de la famille. Et il y a aussi les demandes de subvention à préparer et les articles scientifiques à rédiger. Déjà, une étudiante au doctorat travaille sous sa direction. Sans compter ses activités de clinicienne… et sa tâche de mère de deux enfants.

La jeune femme originaire de Sainte-Adèle, dans les Laurentides, connaît bien l’Université de Montréal, puisqu’elle y a mené des recherches aux cycles supérieurs pendant 10 ans. «J’ai fait mon postdoctorat au Groupe de recherche et d’intervention psychosociale et j’avais fait mon doctorat au Département de psychologie.»

Son passage avait été remarqué, car sa thèse a été en nomination pour la liste d’honneur du doyen en 2014. Son baccalauréat à l’Université Mount Allison, au Nouveau-Brunswick, avait figuré au palmarès du doyen en 2004. Elle a aussi reçu deux bourses d’excellence au doctorat de l’UdeM en 2006 et 2007 et des bourses doctorale et postdoctorale du Fonds de recherche du Québec – Société et culture. Elle compte une dizaine d’articles scientifiques publiés ou en préparation.

Au carrefour de la psychologie sociale, de la psychologie du développement et de la psychologie clinique, ses recherches portent sur la théorie de l’autodétermination. Cette théorie postule que tout individu a trois besoins psychologiques essentiels : la compétence, l’affiliation sociale et l’autodétermination. Elle s’est penchée sur les pratiques parentales auprès d’enfants en bas âge lorsque ceux-ci doivent effectuer une tâche ennuyeuse comme ranger les jouets dans une pièce. Elle a aussi étudié les contextes des garderies, soit le deuxième milieu de socialisation des bambins. Les différentes approches des figures d’autorité en disent beaucoup sur le sentiment de bien-être ressenti par les gens concernés, qu’ils soient petits ou grands.